L’Elysée annonce « la mort accidentelle » d’un soldat français au Mali

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Paris, 18 juin 2017 (AFP) - L’Elysée a annoncé dimanche soir "la mort
accidentelle" la nuit précédente d’un soldat français "lors d’une opération
aéroportée" au Mali, dans un communiqué.
"Le président de la République a appris avec tristesse la mort accidentelle
la nuit dernière au Mali d’un soldat du 1er régiment de chasseurs
parachutistes de Pamiers lors d’une opération aéroportée effectuée dans la
région d’Almoustarat", au nord de Gao, a déclaré la présidence.
Interrogé par l’AFP, l’Elysée s’est refusé à donner toute précision sur les
circonstances de ce décès.
La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a indiqué avoir appris "avec
tristesse et émotion la mort accidentelle en opération au Mali, dans la nuit
du 17 au 18 juin 2017, du chasseur parachutiste de 1ère classe Albéric Riveta".
La ministre souhaite également "un prompt rétablissement aux militaires qui
ont été blessés lors de cette opération aéroportée".
Selon un communiqué de l’état-major de l’armée de terre, "plusieurs
parachutistes ont été blessés en touchant le sol au cours d’une mise en place
par aérolargage dans la nuit du 17 au 18 juin".
Né à Papeete il y a 23 ans, le 1ère classe Riveta était célibataire et sans
enfant.
Le président Emmanuel Macron a "exprimé sa confiance et sa fierté aux
militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes
au Sahel" et "réitéré le soutien de la France au Mali et à la force des
Nations Unies pour la mise en oeuvre de l’accord de paix", a déclaré l’Elysée
dans son communiqué.
Le chef de l’Etat a également salué "la mémoire de ce miliaire français tué
dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la
protection de nos concitoyens" et adressé "ses sincères condoléances à sa
famille, ses amis et ses frères d’armes", toujours selon la présidence.
Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes
jihadistes liés à Al-Qaïda avant qu’ils ne soient en grande partie chassés de
cette région par une intervention militaire française lancée en janvier 2013,
qui se poursuit toujours.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et
internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la
signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement
les jihadistes et dont l’application accumule les retards.
Cinq soldats maliens ont encore été tués samedi et huit blessés dans
l’attaque d’un camp militaire dans le nord du Mali.
ha-thm/cb/dar

Source : aBamako

aBamako