Le président du PIDS, M. Daba Diawara « ce que nous dénonçons ne figure pas dans ce que nous avions proposé ».

15

Le Parti de l’Indépendance, de la Démocratie et de la Solidarité (PIDS) rejette le projet de révision constitutionnelle. Le parti a fait savoir sa position le jeudi 15 juin à l’issue d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence du siège du parti. La conférence était animée par le président du parti, M. Daba Diawara et le secrétaire général du parti, M. Sory I Dembélé.

Le président du parti, M. Daba Diawara a indiqué d’entrée de jeu que le referendum est capital pour notre pays. C’est pourquoi, dira-t-il, nous voulons faire entendre la position du PIDS. A sa suite, le secrétaire général du parti, M. Sory Dembélé dira que le BPN du PIDS a constaté que la loi n°2017-31/AN RM du 2 juin portant révision de la constitution du 25 février 1992 n’a pas retenu les articles 92, 95 et 98 du projet de loi présenté par le gouvernement. Ce projet s’inscrit dans une procédure de révision constitutionnelle engagée et poursuivie en violation de l’article 118 de la constitution. Pour le PIDS, il est véritablement porté atteinte à l’intégrité du territoire national et l’avis de la Cour Constitutionnelle qui fait état d’une insécurité résiduelle est d’une vacuité innommable. Le code pénal, explique le secrétaire général du parti, dans ses articles 47 et suivants, fait de l’emploi illégal de la force armée de la dévastation et du pillage public des crimes constitutifs notamment de l’atteinte à l’intégrité du territoire national. A l’en croire, loin de connaitre une insécurité résiduelle, le Mali est bien victime d’une atteinte à l’intégrité de son territoire. Une révision constitutionnelle engagée dans ce contexte est faite en violation de la Constitution, a-t-il martelé. Suivant les propos de M. Dembélé, le parti dit non à la révision constitutionnelle parce que le texte publié est inapproprié en la forme pour servir pour une révision de la Constitution. Le PIDS dit non à la loi du 2 juin 2017 portant révision de la constitution car son article 36 permet à un Président de la République de reseter en fonction après l’expiration de son mandat comme c’est le cas actuellement en RDC, a-t-il fait remarquer.

A la réponse à des questions des journalistes, le président du parti, M. Daba Diawara a indiqué qu’il y’a une différence fondamentale entre le projet de 2012 et celui de 2017. A l’en croire, la reforme de 2012 portait sur le projet de reforme politique qui allait au delà de la révision constitutionnelle. Et l’ancien ministre de répondre à l’honorable Zoumana N’Tji Doumbia « ce que nous dénonçons ne figure pas dans ce que nous avions proposé ».

Abdrahamane Sissoko

Source : aBamako

aBamako