Mali : le secrétaire général de l’ONU pour une force conjointe du G5 Sahel

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Le Secrétariat général des Nations unies a présenté devant le Conseil de sécurité son dernier rapport trimestriel sur la situation au Mali, le 16 juin 2017. Il demande notamment l'adoption de la proposition d'une force conjointe du G5 Sahel.

Le dernier rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies (ONU) sur la situation au Mali est en cours d'examen aux Nations unies. Il se veut avant tout un point d'étape de l’application de l’Accord pour paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger en 2015.

Lors de la présentation du rapport au Conseil de sécurité, le 16 juin 2017, Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, et chef de la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), a déclaré que « le Mali se trouve de nouveau à un tournant ».

Vers une force militaire conjointe au Sahel ?

Dans ses éléments de conclusion, le secrétaire général revient sur la proposition d’une force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel (G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Cette idée, proposée le 6 février 2017 par les chefs d’Etat du groupe, a été entérinée le 13 avril par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Elle reste pour l’instant bloquée au Conseil de sécurité des Nations unies : si Paris promeut l’idée de cette force conjointe et verrait bien le Conseil de sécurité lui offrir une base légale, Washington ne l’entend pas de cette oreille. En cause notamment : le financement de cette force, alors que les Etats-Unis réclament à l’ONU de faire des économies d’un milliard de dollars sur les opérations de maintien de la paix.

Le rapport du secrétaire général note : « L’instabilité qui règne au Mali s’étendant de plus en plus aux pays voisins, il est nécessaire de renforcer la coopération et l’appropriation régionales, de manière à lutter contre les menaces qui pèsent sur la sécurité. C’est pourquoi je me félicite de l’adoption par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, le 13 avril, du concept stratégique d’opérations de la force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel, que j’ai soumis au Conseil de sécurité le 15 mai. Je note que le Conseil de paix et de sécurité a demandé au Conseil de sécurité d’adopter une résolution approuvant le déploiement de la force conjointe et m’autorisant à étudier les moyens de fournir à cette dernière un appui financier, logistique et technique durable et prévisible, notamment par l’intermédiaire de la Minusma. Je recommande donc au Conseil de sécurité de donner une suite favorable à cette demande. (…) Le renforcement de la coordination entre les forces maliennes et françaises, le G5 Sahel et la Minusma sera essentiel, tout comme l’officialisation de la coopération régionale en matière de sécurité, notamment grâce à un pacte de sécurité. »

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Source : Africatime

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