Sambou Kanté, du haut de ses 20 ans, marche une distance de 360 km pour demander la construction du tronçon Tambaga/Manatali au président IBK

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Emouvante histoire qu’est celle du jeune Sambou Kanté. Rarement de nos jours, l’on voit une preuve aussi éloquente de patriotisme, de sacrifice et d’honneur. Du haut de ses 20 ans, le jeune homme originaire de la commune de Bamafélé, située dans la préfecture de Bafoulabé, a abattu par une marche à pied la distance reliant Manantali à Bamako. Objectif, attirer l’attention des plus hautes autorités du pays, précisément du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, sur les conditions précaires dans lesquelles vivent les populations locales. Le jeune Kanté demande expressément au chef de l’Etat la construction du tronçon Tambaga/Manatali. Par cet acte de bravoure, Sambou Kanté voudrait montrer qu’aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali. Sa forte détermination n’a point été ébranlée durant la dizaine de jours qu’a duré son périple. Un périple qui lui a amené à abattre une distance de près de 400 km ! Le vendredi 16 juin dernier, une foule d’officiels, de journalistes mais aussi de curieux étaient présents en face du Ministère de l’équipement et du désenclavement pour l’accueillir. Tour à tour, le député élu de Bafoulabé, Kissouma Keita, le représentant du maire de la Commune III, Mahamadou Kouyaté ont exprimé leur sentiment d’immense fierté quant à l’œuvre que vient d’accomplir Sambou. L’honorable Keita s’est dit animé d’un « sentiment très grave » tout en saluant cet « acte noble ». Il a assuré que les plus hautes autorités rentreront en contact de la lettre que Sambou avait préalablement envoyé avant d’entamer sa démarche. Il a aussi révélé que la réalisation du tronçon Tambaga/Manantali est prévue pour 2018. Le professeur Bakabigny Keita, membre de l’Association des ressortissants de Bamafélé et coutumier des longues marches puisqu’il en a effectué en 2004, 2005 et 2006, a déploré quelque peu, le peu d’intérêts que les hautes autorités ont porté à l’égard de la démarche de Sambou : « le problème dans ce pays est qu’il faut prendre les armes pour être entendu. C’est d’une injustice sociale ! » a-t-il déclaré. Il en veut pour preuve le respect des démarches administratives concernant la lettre adressée au président de la République. Une lettre qui a été adressée en premier lieu à la sous-préfecture, puis à la préfecture et ensuite au gouvernorat de Kayes qui devait la transmettre au gouvernorat de Bamako. Il espère vivement que grâce à la couverture médiatique de l’arrivée de Sambou Kanté à Bamako, que le président puisse enfin l’accueillir. A noter que la réalisation du tronçon Tambaga/Manantali soulagera dans une large mesure les populations de Bafoulabé et de Kita en général et celles des communes de Mahina, Diokeli, Bamafélé, Oualia Niantanssou, Kobri et Tambaga en particulier.

Voici, un extrait de la lettre, datée du 7 juin 2017, qu’a adressé Sambou Kanté au président de la République : «(…) Excellence, Monsieur le Président, si j’ai décidé d’entreprendre, en ce mois béni de Ramadan, cette marche, c’est pour venir vous exposer la souffrance des populations riveraines du tronçon Tambaga/Manantali distant d’environ cent kilomètres. Excellence, Monsieur le Président, je sais que vous ne ménager aucun effort pour alléger les difficultés auxquelles les maliennes et maliens se trouvent confrontées. Votre engagement pour la répartition équitable des ressources de notre pays entre tous ses enfants peu importe leurs origines ne souffre pas de doute. Je viens juste attirer votre attention sur le cas spécifique de la route Tambaga/Manantali (…). »

LANCEMENT DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT AU MALI : Le Croissant rouge Emiratie joue sa partition

En vue d’apporter leur soutien aux maliens déplacés du septentrion et du centre qui sont de retour au bercail, le Croissant Rouge Emiratie (Emirates Red Crescent) en collaboration avec la Croix-Rouge du Mali et l’ONG Al Farouk a organisé, le vendredi 16 juin 2017 à l’hôtel Omono, une conférence de presse pour informer l’opinion nationale de l’existence d’un projet d’insertion socio-économique des populations du nord et du centre du pays. Ladite conférence a été aminée par Dr Abdrahamane Cissé de la Croix-Rouge du Mali. Il avait à ses côtés Ibrahima Kontao, Directeur général de l’ONG Al Farouk ainsi que plusieurs autres personnalités. Aux dires du conférencier, le projet concerne neuf communes partagées entre le nord et le centre. Il s’agit entre autres des communes de Tienkoro et de Haïtrama entre autres. Le projet consiste à faire une réalisation de kit social de développement, à savoir : l’adduction d’eau, le centre de santé, l’école, la construction de centre de culte (mosquée) et une Activité Génératrice de Revenus (AGR). Le coût total du projet est de 700 millions de F CFA. A noter que le projet peut s’étendre à trente communes dans les jours à venir. La réalisation du projet sera faite par la Croix-Rouge du Mali et l’ONG Al Farouk. La première s’occupera de cinq communes et l’ONG Al Farouk de quatre. Par ailleurs, il est à signaler que depuis un certain Emirates Red Crescent travaille en partenariat avec certaines structures du pays, à savoir : le Programme Alimentaire du Mali (PAM), Unicef-Mali et l’ONG Al Farouk.

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DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES : De nouvelles mesures sur l’orpaillage et les collectivités territoriales

Le ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, a animé, le jeudi 15 juin 2017 à la Cité administrative une conférence de presse en présence de son collègue en charge des Mines, Tiémoko Sangaré et de celui de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Alassane Ag Mohamed Moussa. Les trois membres du gouvernement ont commenté les grandes décisions issues du dernier conseil des ministres. Le ministre des Mines a expliqué que les principales raisons de la décision des pouvoirs publics de fermer les sites d’orpaillage sont dues à plusieurs facteurs, notamment l’arrivée de l’hivernage, l’insécurité qui sévit en ces lieux et surtout le manque de règles de jeu dans cette activité dans notre pays. « Il est inadmissible que dans un pays à la tradition d’orpaillage séculaire qu’il n’existe quasiment aucune règle », a déploré Tiémoko Sangaré qui promet un changement de taille dans l’exploitation des mines artisanales. « Il faut donc agir et j’ai pris les dispositions nécessaires pour cela », a-t-il annoncé. Le ministre a aussi dénoncé la pratique de dragues abusives dans le lit du fleuve compromettant la santé des utilisateurs de l’eau. En effet, ils sont des centaines de personnes à utiliser de petites unités de drague dans le fleuve à la recherche d’or. « Seuls les 22 dragueurs autorisés peuvent désormais poursuivre leurs activités. Des dispositions sont entreprises pour veiller au respect de cette mesure », a annoncé Tiémoko Sangaré. Il a aussi évoqué le manque de maîtrise de la quantité d’or produite sur ces sites d’orpaillage et surtout la destination de cette richesse. Ce qui est une perte pour les services fiscaux.

Source : aBamako

aBamako