Conférence africaine des humanités Vers une convergence des potentialités à travers les «langues, cultures, histoires et territoires»

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Le lancement de la Conférence africaine des humanités (CAH), prévu pour le 28 juin au 1er juillet 2017 à l’hôtel Salam, a eu lieu le jeudi 15 juin à la Maison de la presse de Bamako. Cette conférence pour la région Afrique avait pour thème «langues, Cultures, Histoire territoire».

La cérémonie de lancement était co-présidée par Adama Samassékou, ancien président de l’Académie africaine des langues, président du réseau Maaya, le Pr. Issa N’Diaye, président de la commission scientifique, et le Pr. Maky Samaké, président de la commission d’organisation de la CAH.

En vue de préparer la conférence mondiale, l’idée de conférences régionales par zone géographique a été avancée et validée. Ainsi, en accord avec le président honoraire Adama Samassékou et l’Unesco, le CIPSH a sollicité le gouvernement du Mali pour l’organisation à Bamako d’une conférence pour la Région Afrique sur le thème «langues, cultures, histoires et territoires».

La conférence régionale, qui se tiendra du 28 juin au 1er juillet 2017, envisage pour l’heure les sous-thèmes suivants : langues, cultures et éducation : héritages culturels, école coloniale et blocages linguistiques, savoirs endogènes et locaux, éducation et besoin de connaissances universelles; les nouveaux défis lieux à l’ère du numérique ; histoire, territoires, migrations et conflits : traditions anciennes de déplacements, migration intra et inter Etats, conflits et chocs identitaires, explication des ressources et migration internationales ; démocratie, crises institutionnelles et radicalisme religieux.

Au-delà de la problématique globale qui sous-entend et justifie la conférence mondiale des humanités, l’Afrique cristallise, à l’instar des autres continents, des enjeux spécifiques au double niveau intellectuel et institutionnel. Pour mieux contribuer à l’atteinte des objectifs de la conférence mondiale, la conférence africaine sera une occasion pour réfléchir à ces enjeux en mettant un accent particulier sur les facteurs qui s’opposent au rayonnement des humanités en Afrique. Mais surtout aux mesures institutionnelles qui pourraient être envisagées pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle intellectuel.

Il s’agit, pour la conférence régionale africaine, de contribuer à la conférence mondiale par des communications de haut niveau ; de favoriser l’émergence d’une vision africaine du devenir des sciences humaines issues d’une large consultation, qui puisse être portée devant la conférence mondiale pour en influencer les conclusions ; de souligner l’importance stratégique des humanités face aux défis actuels du monde ; de participer à la refondation des institutions de recherches stratégiques sur les politiques publiques en Afrique en inscrivant dans les agendas de l’Union Africaine et des Etats membres.

Il s’agit par ailleurs d’amener les chercheurs africains à apporter aux décideurs politiques un éclairage nouveau sur les défis actuels du continent, en montrer au-delà de leur complexité, les clés endogènes d’analyse et de compréhension, susceptibles d’esquisser des stratégies alternatives aux politiques menées jusqu’ici et qui ont atteint aujourd’hui leurs limites et pour finir, offrir des alternatives aux impasses et blocages actuels sur les questions de choix de politiques, stratégies économiques, institutionnels et autres.

Gabriel TIENOU

Source : aBamako

aBamako

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