Revision constitutionnelle : La « Plateforme OUI AN SON NA » voit le jour

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Dans le but d’être un catalyseur du « OUI » auprès des populations dans l’optique qu’elles comprennent l’importance de la révision constitutionnelle et qu’elles participent massivement au référendum du 9 juillet prochain, la « Plateforme OUI AN SON NA », composés de près de 85 associations et mouvements à travers le Mali, a été créée. Mission principale : informer et sensibiliser l’opinion sur l’ensemble du territoire pour que le projet de révision constitutionnelle passe lors du référendum. L’information a été donnée lors d’une conférence de presse, le vendredi 16 juin dernier, à la Maison des Ainés.

Pour le porte-parole de la « Plateforme OUI AN SON NA », Mamadou N’Diaye, cette révision constitutionnelle n’est pas une nouvelle constitution, mais juste un ajustement de quelques articles de la Constitution du 25 février 1992 afin de mieux l’adopter au contexte du moment. « Au regard de la crise sécuritaire qui a fragilisé nos institutions depuis le coup d’Etat de 2012 et conformément aux respects des engagements internationaux pris par l’Etat malien. Sur proposition du président Ibrahim Boubacar Keïta, l’Assemblée nationale, en l’occurrence la commission des lois, après avoir planché en plénière, suite à des consultations et auditions de toutes les franges de la société civile… a adoptée la loi portant révision de la constitution lors de sa session extraordinaire du 2 au 3 juin dernier», déclare Mamadou N’Diaye.

Une constitution a besoin d’évoluer, de tenir compte de la matière constituante et d’être adaptable aux nouvelles circonstances, poursuit-il. Il y a beaucoup de dispositions de droit constitutionnel qui permettent à la démocratie d’être évolutive.

« Sur le plan international, il y a une directive de l’UEMOA qui demande à ses Etats membres, depuis 2000, d’instaurer une Cour des comptes ; le Mali ne l’a pas encore fait alors que la disposition qui doit permettre la mise en place de cette cour se trouve dans la constitution et que dans celle de 1992, il est question d’une section des comptes. Il faut donc la réviser pour que cela soit à jour et seul le référendum peut le faire… », explique le conférencier. Qui ajoute qu’il est bon d’indiquer ces aspects pour que l’on comprenne bien que la constitution doit être révisée et que le droit constitutionnel a prévu des mécanismes d’adaptabilité que l’on soit dans un Etat normal ou un Etat fragile.

« Cette révision permettra : un député qui quitte son parti perd son mandat ; les Maliens de l’extérieur pourront élire leurs députés ; la création d’un Sénat… Le projet de révision constitutionnelle ne remet pas en cause le processus démocratique, le principe de l’intangibilité, de l’intégrité du territoire national, idem pour son esprit républicain, démocratique et laïc et le respect des croyances. Il ne remet pas non plus en cause la durée et le nombre de mandats du président de la République…», a-t-il indiqué.

Selon le porte-parole du « Plateforme OUI AN SON NA », Mamadou N’Diaye, la constitution du 25 février 1992 a révélé des insuffisances, des lacunes. Il est temps donc de la corriger, de l’adopter aux nouvelles circonstances du moment en renforçant les institutions de la République. « Au regard de tout ce qui précède, la « Plateforme OUI AN SON NA », va entreprendre des séries d’actions intenses de communication, de mouvements en faveur du « OUI » au référendum du 9 juillet », conclut-il.

Medy

Source : aBamako

aBamako

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