Journée mondiale du réfugié : Le Mali, terre d’accueil des personnes déplacées

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Plus de 18 000 réfugiés de différentes nationalités vivent sur notre sol alors que plus de 143.000 de nos compatriotes ont trouvé refuge dans des pays d’asile

A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, hier à la Maison des aînés, la Journée mondiale du réfugié sur le thème évocateur : « Ensemble avec les refugiés ».
La cérémonie présidée par le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Hamadou Konaté s’est déroulée en présence de la représentante du Haut conseil des refugiés, Angèle Djohossou, du représentant du système des Nations unies au Mali, Fatouma Seid et du président de l’Union des refugiés de notre pays, Patrice Mvuama et nombre d’invités.
Selon les statistiques données par le ministre en charge de la Solidarité plus de 143 000 de nos compatriotes sont refugiés et vivent encore dans les pays d’asile. Il y a également plus de 18 000 refugiés de différentes nationalités au Mali. Hamadou Konaté a salué la communauté internationale dont l’accompagnement a permis le rapatriement volontaire de plus de 58 000 refugiés maliens et le retour d’environ 134 000 déplacés internes. par ailleurs, le ministre a affirmé que malgré les obstacles liés à l’environnement économique et sécuritaire, le gouvernement demeure attentif à toute initiative que ses partenaires seront amenés à prendre dans l’exécution de la mission de protection des refugiés, rapatriés et déplacés internes. Le chef du département de la Solidarité et de l’Action humanitaire a aussi donné l’assurance que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour faciliter l’insertion socio-économique des refugiés.
Pour sa part, la représentante du HCR dira que le thème de cette année offre l’occasion de valoriser l’esprit de solidarité des communautés hôtes avec les personnes déracinées, leur permettant de reconstruire leur vie et de se construire un avenir meilleur.

Selon elle, la solidarité du Mali est amplement démontrée où plus de 18 000 réfugiés et demandeurs d’asile bénéficient des bienfaits du gouvernement. Angèle Djohossou estime que la solution durable, au déplacement que constitue le rapatriement volontaire, est certainement la plus appropriée. En effet, ajoute-t-elle, on constate de plus l’engouement au retour des réfugiés, notamment les Ivoiriens dans leur pays d’origine. Après avoir remercié le gouvernement et les partenaires engagés dans la protection des refugiés, Angèle Djohossou a affirmé qu’elle est consciente des défis qui constituent des entraves pour le HCR et d’autres acteurs à réaliser pleinement la protection et l’assistance désirées pour toutes les personnes relevant du mandat du HCR.

A l’entendre, il reste beaucoup de travail pour combler le vide en matière de besoins afin d’assurer que chaque enfant réfugié, rapatrié, soit scolarisé, que chaque famille réfugiée ait un endroit où vivre dignement et que chaque réfugié travaille ou acquiert des nouvelles qualifications lui permettant de subvenir à ses besoins.
Pour le président de l’Union des réfugiés du Mali, cette journée est l’occasion de faire l’état de la situation des refugiés (les avancées) et de mener la réflexion sur les actions qui restent à faire pour l’amélioration des conditions de vie des refugiés.

Patrice Mvuama a évoqué quelques problèmes auxquels les refugiés sont confrontés, entre autres, l’accès aux logements, la non reconnaissance de la carte du refugié par les banques maliennes et le manque de formation professionnelle. Le président des refugiés a exhorté les autorités et les partenaires à trouver une solution durable à ces difficultés.
Quant à Fatouma Seid, elle a souligné que cette journée révèle un caractère important, en ce sens que la date du 20 juin a été choisie par l’Assemblé générale des Nations unies en hommage à l’Afrique. Parce que cette date marque l’anniversaire de l’entrée en vigueur de la convention africaine sur les refugiés. La représentante du système des Nations unies a exprimé toute sa reconnaissance et sa gratitude au gouvernement et aux donateurs qui ne cessent d’intervenir pour la protection et l’amélioration des conditions de vie des refugiés au Mali.

Anne-Marie KÉITA

Source : aBamako

aBamako