Contremarche pour le referendum : L’ADEMA-PASJ ne participera pas !

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L’histoire est comme une roue qui tourne voir  une répétition d’après l’historien  Henry Irène Jarou, c’est une  impression. C’était en novembre 1990, sous le régime de Moussa TRAORE, où pour la première fois on a entendu parler de contre-marche, contre la majorité du peuple qui avait au préalable marché pour dire non à la tenue du congrès de l’Union Démocratique du Peuple Malien ‘’UDPM’’ et exiger l’ouverture démocratique et le pluralisme politique.

Cette contre-marche a été faite par les affidés du pouvoir, les hommes de main du régime et les griots politiques. Il y a une ressemblance entre les deux époques, les deux types de marche. En effet en 1990, cette marche et celle du 17 juin 2017 ont le même sens, plus de liberté de transparence, plus de démocratie ces animateurs étaient des démocrates convaincus, soucieux de l’avenir du pays.

Quant aux contre-marches, celle qui s’est déroulée en 1990 et celle prévue pour le samedi 24 juin 2017, elles ont le même objectif, défendre le pouvoir même s’il est dans l’erreur, faire le griotisme   politiques  pour le  pouvoir en manque de bilan démocratique. Elles sont animées par des ‘’petits gens’’ qui n’ont d’avenir que dans ce régime corrompu jusqu’au dernier degré.

Le samedi avant l’heure du rassemblement des patriotes à la place de la liberté, un intellectuel devenu fou qu’on surnomme généralement, ‘’un demi’’ s’est arrêté pour pointer le  doigt sur le dessin de l’abeille solitaire sur le mur du siège de l’ADEMA en disant ceci :

Cette abeille, si tu ne présentes pas de candidat contre IBK, tu es maudite, si tu votes oui, tu es bâtarde, si tu ne vole pas au-dessus des marcheurs pour signaler ta présence tu es en plus maudite. Abeille solitaire, je parle singulièrement de toi, si tu votes oui à la consultation populaire du 9 juillet 2017, tu auras trahit les martyrs du 26 mars 1991. As-tu entendu mes doléances ?

Le ‘’demi’’ dans une démarche à la parisienne c’est-à-dire le petit pas rapide, s’est éloigné en allant vers la place de la liberté tout en gesticulant.

L’abeille a-t-elle finalement entendu le ‘’demi’’, car aux dernières nouvelles relatives à l’examen du texte référendaire, l’ADEMA renoncerait non seulement à la contre-marche, mais aussi au vote de la nouvelle constitution.

En allant dans ce sens, l’ADEMA refusera de cautionner cette     démocratie en panne. En choisissant un candidat pour l’élection présidentielle de 2018, l’ADEMA se mettra en position de redresseur de la démocratie au Mali. Les militantes et les militants en apprenant cette nouvelle, se positionneront pour le choix futur du candidat de l’ADEMA-PASJ et œuvreront pour sa victoire finale. Subitement, nous nous demandons qu’elle mouche a piqué l’abeille solitaire pour la rendre plus responsable ?

Lorsqu’un bateau veut chavirer, les rats sont les premiers à le quitter. L’abeille est-elle devenue un rat finalement ?

Seydou DIARRA


Source : Maliweb

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