. Investir au Mali : Un nouveau code en gestation

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Pour être plus efficace, il prendra en compte l’approche sectorielle. C’est pourquoi l’accent a été mis sur quatre secteurs leviers du développement économique : l’agriculture ; l’élevage ; l’énergie et l’eau

La salle Mary Balla Coulibaly du Conseil national de la patronat du Mali a servi de cadre le mercredi 22 juin dernier à une journée de réflexion initiée par ministère de la Promotion de l’Investissement et du secteur privé en collaboration avec l’Agence pour la promotion des Investissements et le Programme  d’appui  à la gouvernance économique sur le texte de modification du Code de l’investissement au Mali intitulé « atelier de restitution du Rapport de l’étude de relecture du Code des investissements ».

Cet atelier de restitution est la première d’une série de rencontres qui,  à terme,  permettront de doter notre pays d’un code des investissements des plus attractifs, qui préserve les intérêts nationaux pour le développement socio-économique du Mali.

Financée par le Fonds africain de développement  (FIDA), à travers la Banque africaine de développement (BAD), cette réforme du code de l’investissement au Mali s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du  Programme d’appui à la gouvernance économique. L’objectif visé par cette rencontre est de soumettre le document de code aux acteurs économiques du secteur public et privé pour contribuer à l’amélioration du climat des affaires au Mali, et booster l’investissement national, direct, étranger dans notre pays, dans un esprit de partenariat public-privé.

Dans son discours d’ouverture des travaux de la rencontre, le représentant du ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, Abdoulaye Seydou Sissoko, a expliqué l’importance et l’intérêt que le les plus hautes autorités accordent à cette réforme du Code des investissements pour notre pays, « l’environnement économique mondial étant en perpétuelle évolution, le Code des investissements doit également en tenir compte. Il s’agira dès lors pour le consultant en charge d’accompagner notre pays dans sa mission de mobilisation des Investissements directs étrangers (IDE), à travers notamment l’amélioration des mécanismes et outils d’incitation à l’investissement ». Selon lui le développement du secteur privé constitue un axe majeur de tous les cadres de référence des différentes politiques de développement mises en œuvre par le gouvernement.

Pour Abdoulaye Sissoko, cet atelier permettra de concrétiser la réalisation d’une activité majeure inscrite au Programme de travail gouvernemental et de faire avancer cette question au cœur des préoccupations de l’heure. Il s’es dit convaincu que les travaux de la rencontre renforceront la capacité de notre Code des investissements à drainer un flux important d’Investissements directs étrangers, indispensables à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté au Mali.

Pour sa part, le Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements, Moussa Ismaël Touré, dira que cette relecture du code est importante, pour l’attractivité du Mali. Pour lui, elle doit passer par la simplification de la délivrance du code qui est un instrument extrêmement important pour le développement du secteur privé, et pour notre économie par le fait qu’il détermine certaines disposition de l’investissement au Mali, notamment les avantages aux cordons douanier et fiscal. Ainsi que par le fait qu’il donne des garanties aux investisseurs dans le cadre de leurs activités au Mali.

Le code en application datant de 2012, a montré des insuffisances qui doivent être améliorées tel que, le temps de délivrance des agréments.

Pour être plus efficace, l’approche sectorielle sera prise en compte dans le nouveau code. C’est pourquoi l’accent a été mis sur quatre secteurs leviers du développement économique. Il s’agit de l’agriculture, de l’élevage, de l’énergie et de l’eau a-t-il ajouté

Mohamed Naman Keita


Source : Maliweb

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