Constitution du Mali : YELEMA dit NON, IBK temporise…

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Le contrepied du parti de Moussa Mara aura eu gain de cause. Le CNID et l’ADEMA ont suivi la position du NON dans la foulée. Finalement, le président malien a procédé à des concertations toute la journée du mardi, pour finalement annoncer la suspension du référendum.
Membre de la majorité présidentielle CMP, le parti du changement ramait à contrecourant des soutiens politiques d’IBK.
L’annonce rendue publique au sortir de la marche en faveur du NON, n’est pas tombée dans des oreilles de sourd. Surtout que des proches de l’ancien ministre de l’urbanisme indiquent que, Moussa Mara aurait appelé IBK pour qu’il revoie sa copie. C’est ce qui expliquait la présence du maire Boubacary Amadou Dicko au premier plan parmi les frondeurs à la révision constitutionnelle auprès de figures telles que le chroniqueur Ras Bath.
La CMP a fini par diverger sur le OUI, car des partis comme CNID et ADEMA ont ouvertement refusé de jouer le jeu. Tous indiquent que le projet de révision de la constitution de 1992, contient les germes de division de la société malienne. Ils ont tous mis en avant l’importance de la population « hostile » au référendum qui était prévu le 9 juillet.
Raison pour laquelle, Ibrahim Boubacar Kéita, le chef de l’Etat malien, était en concertation toute la journée du lundi. Recevant les députés de son camp, il a ensuite échangé avec la CMP où son président Bokary Treta était au 1er plan. Insistant sur le fait d’aller au bout de son action, le locataire de Koulouba n’a pas exclu pas de suspendre son projet. Chose faite le lendemain, à savoir mercredi nuit, au conseil des ministres, où le référendum a été reportésine die.
Histoire d’éviter la propagation du NON dans ses rangs et d’accorder les violons. D’ici là, des rumeurs annoncent une contre marche dans les jours à venir en faveur du OUI. Pour l’heure, IBK a reculé mais, il est loin d’abandonner son projet, surtout que l’accord pour la paix d’Alger prévoit des retouches constitutionnelles permettant de caser les rebelles du Nord.
Des rumeurs venant la cité administrative indiquent qu’une nouvelle date serait à l’étude avant la fin du mois d’août.
Idrissa KEITA pour JMI
Correspondant particulier de JMI au Mali

Source : aBamako

aBamako