Referendum constitutionnel : Kassim Tapo face à Daba Diawara le jeudi prochain

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Malgré son report à une date ultérieure, le référendum constitutionnel continue à faire débat. Ce jeudi 22 juin, à la Maison de la presse, le Mouvement Trait d’union a organisé un cadre d’échange pour mieux expliquer le contenu de la nouvelle Constitution aux organisations de la Société civile. Le mouvement envisage un face-à-face entre Me Kassoum Tapo et Daba Diawara, le jeudi prochain.

Initialement prévu pour le 9 juillet prochain, le gouvernement a reporté ce mercredi le référendum constitutionnel à une date ultérieure. Malgré cela, la mobilisation sur le terrain se poursuit par les partisans du pour et du contre. Organisation de la société civile, le mouvement Trait d’union se fixe comme mission de divulguer le contenu de la nouvelle loi constitutionnelle aux populations. D’où cette conférence-débat animée par le Pr Abdoulaye Niang, directeur exécutif du Réseau « Djoko ni maya », Ben Cherif Diabaté, communicateur traditionnel et Mamadou Hamet Cissé, constitutionnaliste, administrateur civil.

Pour la coordinatrice du Mouvement Trait d’Union, Oumou Sall Seck, il y a beaucoup d’incompréhensions autour de la nouvelle constitution. «Beaucoup de choses n’ont pas été comprises, parce que tout simplement, il y a eu un déficit de communication. En tant qu’un mouvement qui milite pour l’unité du pays et la cohésion sociale, on s’est dit qu’il est important qu’on aille nous-mêmes vers l’information, s’informer et à notre tour d’initier ces genres d’espace pour que le maximum de Maliens puissent être informés », a-t-elle souligné. Elle a insisté que leur rôle n’est pas d’inviter les gens à voter pour ou contre ce référendum, mais de leur faire comprendre ce qui est dans la nouvelle constitution.

Conférenciers et participants sont tous du même avis pour la révision de la Constitution d’une part et pour une sortie de crise, d’autre part.

Selon le Pr. Abdoul Niang, l’accord pour la paix et la réconciliation est un accord international que le Mali doit mettre en œuvre pour sa stabilité. « Je n’ai pas soutenu l’accord en son temps, mais il est indispensable aujourd’hui qu’on travaille ensemble pour minimiser ses effets. Je ne vois rien dans la nouvelle constitution qui peut être source de la division du pays dans le futur. Elle donne le pouvoir aux collectivités de se développer d’elles-mêmes. Ça, c’est une bonne chose que nous devons encourager tous », a souligné Pr Niang. Il a proposé que le référendum se fasse avant la fin du mois de juillet en vue de sortir le Mali de l’impasse actuelle.

Constitutionnaliste, Mamadou Hamet Cissé, pense que la nouvelle loi constitutionnelle consolide les acquis de la Constitution du 25 février 1992 et corrige ses limites.

Quant à Ben Cherif Diabaté, il a déploré le manque de communication autour du processus de la révision constitutionnelle. Pour lui, les communicateurs traditionnels sont moins impliqués dans le processus alors qu’ils peuvent mieux informer et sensibiliser la population du sujet. Après le report, M. Diabaté a invité les autorités à faire en sorte que sa communauté puisse jouer pleinement son rôle pour la réussite du référendum.

Le Mouvement Trait d’Union entend multiplier ces genres de rencontre pour une meilleure vulgarisation du contenu de la nouvelle loi constitutionnelle. C’est dans ce cadre d’ailleurs, a annoncé Oumou Sall Seck, son Mouvement va organiser un débat entre le ministre des Droit de l’Homme et de la Réforme de l’Etat et le constitutionnaliste, Daba Diawara, le jeudi prochain.

Maliki Diallo

Source : aBamako

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