Référendum constitutionnel: l’extrémisme de la plateforme antè, a bana

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Après sa marche du week-end dernier, la Plateforme ‘’An tè, a bana ne touche pas à ma constitution’’ a organisé, hier mercredi, à la Pyramide du souvenir, son QG, une conférence de presse de restitution de ladite manifestation et pour dévoiler les prochaines actions qu’elle compte mener contre la révision constitutionnelle.

Les conférenciers étaient Mme SY Kadiatou SOW, présidente de la Plateforme ; Amadou THIAM, vice-président de la Plateforme et Bréhima FOMBA, constitutionnaliste. Ils avaient à leurs côtés plusieurs responsables politiques de l’Opposition et de la société civile.
Après la minute de silence à la mémoire des victimes des derniers événements survenus dans le pays, la présidente de la Plateforme a indiqué que la marche du 17 juin dernier a été historique par sa ferveur et sa mobilisation. Selon son appréciation, ç’a été une véritable prouesse et du jamais vu à Bamako.
« Je salue tous les militants de la Plateforme pour leur mobilisation pour ce 1er succès qui sera suivi d’autres. Je profite aussi, de passage, pour saluer l’engagement de nos forces de sécurité pour le maintien d’ordre de la marche », a salué Mme SY Kadidatou SOW.
Après cette marche qui a mobilisé des milliers de personnes, il est attendu, a-t-elle annoncé, d’autres manifestations à partir de la semaine prochaine. Elle a cité la tenue de meetings dans les 6 communes du District de Bamako du 27 au 29 juin prochain soit 2 meetings par jour. Dans la même veine, il sera organisé le 1er juillet une marche synchronisée sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’au niveau de la diaspora.
« Si on manifeste, ce n’est pas parce qu’on est des enfants turbulents et des capricieux. On marche parce qu’on est des femmes et des hommes déterminés à exprimer notre devoir de citoyenneté », a déclaré la présidente de la Plateforme.
Selon elle, aucune intimidation ne fera arrêter ce mouvement d’ensemble qui est enclenché et qui va se poursuivre jusqu’à l’abandon de ce processus en cours. Et, a-t-elle conseillé, au Président de la République de savoir raison garder en s’ouvrant au dialogue s’il souhaite éviter d’autres événements.
Toutefois, a-t-elle précisé, même une relecture du texte de la Constitution réclamée par certains Partis politiques ne leur fera pas changer d’avis tant que le contexte dans le pays n’évoluera pas.
« Notre action n’est pas contre une personne, mais pour l’intérêt du pays. Ainsi, tant que le contexte ne changera pas, nous resterons mobilisés contre le référendum», a-elle été catégorique.
A la comprendre, la lutte de la Plateforme ne porte pas que sur le fond du texte révisé, il y a aussi le contexte de notre pays marqué par l’insécurité récurrente qui n’est pas favorable à un référendum.
Par ailleurs, la présidente a informé que le mardi 20 juin dernier la Plateforme a adressé une lettre au Président de la République avec objet leur refus de la révision constitutionnelle. Dans sa correspondance, explique Mme SY, la Plateforme demande au Président de surseoir au référendum sur la révision constitutionnelle pour assurer d’abord le retour de l’administration publique sur tout le territoire national et d’ouvrir une large concertation des populations.

Par Sikou BAH

Source : aBamako

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