Revue 2016 du cadre stratégique de relance économique et de développement durable : Un…

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La Cellule technique du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté du ministère de l’Economie et des Finances a tenu les 21 et 22 juin 2017 à l’hôtel Laico El Farouk la première session technique de la Revue du Cadre stratégique de relance économique et de développement durable (CREDD 2016-2018). Cette revue était couplée à celles des Objectifs de développement durable (ODD) et de la Stratégie commune d’accompagnement pays (SCAP). Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie et de Finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, la cérémonie d’ouverture des travaux de cette revue s’est déroulée en présence de Mme Cécile Tassin-Pelzer, chef de file des PTF, des représentants de la Société civile, des Collectivités territoriales, du Secteur privé et de plusieurs autres personnalités.

Les objectifs assignés à cette revue 2016 étaient, entre autres, d’analyser la performance des politiques publiques dans la mise du CREDD, de proposer des solutions stratégiques et opérationnelles pour améliorer la performance de ces politiques. Il s’agissait aussi pour les participants, en partenariat avec les points focaux du CSLP, d’effectuer un état de la mise en œuvre de la SCAP, de proposer, sur la base des contraintes et limites identifiés, des solutions d’amélioration. Les participants à cette rencontre ont fait des propositions d’options budgétaires à prendre en considération pour les arbitrages techniques et politiques du projet de Loi de finances et du cadrage macro-économique et budgétaire 2017-2019.

Mais auparavant, à l’ouverture des travaux de cette Revue, Mme Cécile Tassin-Pelzer, chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF), a félicité le Gouvernement pour avoir réussi, malgré les difficultés rencontrées, à tenir à cette date la présente revue. Car, dit-elle « les PTF, qui attachent une grande importance à la bonne tenue du calendrier harmonisé des Revues, s’en félicitent car les programmations budgétaires en seront facilitées pour tous».

Quant à Mme Sidibé Zamilatou Cissé, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, elle a tout d’abord rappelé que le CREDD a été adopté en 2016 à l’issue d’un processus largement participatif et inclusif ayant impliqué l’ensemble des acteurs du développement du Mali. Il constitue à cet égard le nouveau cadre unique de référence pour la mise en œuvre des politiques publiques. Pour elle, l’objectif général du CREDD est de promouvoir un développement inclusif et durable en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali uni et apaisé. Et cela, en se fondant sur les potentialités et les capacités de résilience en vue d’atteindre les ODD à l’horizon 2030. Elle indiquera en outre que les défis pour un développement durable au Mali sont nombreux. Il s’agit, selon elle, de la paix et la sécurité, la stabilité macro-économique, la croissance économique inclusive et durable, l’accès aux services sociaux de base, le développement institutionnel et la gouvernance. Et, ces défis constituent les axes préalables et stratégiques du CREDD, structurés en treize domaines prioritaires et trente-huit objectifs spécifiques.

« La revue technique du CREDD constitue une étape clé dans l’agenda de notre stratégie nationale de développement. Elle consiste à placer la transparence, la redévabilité et la gestion axée sur les résultats au cœur des travaux pour analyser la performance des politiques publiques » a fait savoir Mme le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.

Il faut souligner que pour faire ce travail d’analyse de la performance des politiques publiques, un rapport provisoire a été produit par la Cellule technique du CSLP. Ainsi, il ressort de ce rapport, un bilan mitigé avec des progrès et des contre-performances.

Selon ce rapport, l’incidence de la pauvreté a légèrement diminué passant de 47,2% en 2015 à 46,8% en 2016. Il convient toutefois de signaler que cette diminution n’est pas suffisamment significative, car depuis 2013, ce niveau fluctue autour de 47%. Aussi, il ressort du rapport que la situation de la pauvreté concerne plus de huit millions d’individus. Les résultats de l’enquête (EMOP 2016) révèlent une incidence de la pauvreté estimée à 7,4% à Bamako contre respectivement 36,9% et 55,2% dans les autres villes et en milieux rural. Comme en 2015, l’ampleur de la pauvreté reste plus élevée à Sikasso, Mopti et Ségou avec des incidences respectives de 66,2%, 64,6% et 55,5%. Pour rappel, en 2015, ces chiffres étaient de 65,1 % à Sikasso, 63,6% à Mopti et 59,1% à Ségou. Un bilan mitigé avec des progrès et des contre-performances.

Dieudonné Tembely

Source : aBamako

aBamako

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