Vers la dynamisation de la coopération économique entre le Mali et la Russie ?

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L’Union des journalistes pour la promotion de la diplomatie au Mali, dirigée par M. Ibrahim Sangho, recevait le samedi 17 juin 2017 à la Maison de la Presse SEM Alexy Doulian, ambassadeur de la Russie au Mali. Les échanges entre le diplomate et les hommes de médias ont porté, entre autres, sur la coopération entre les deux pays, l’histoire et la géographie de la Russie. Pour le diplomate, la Russie est aux côtés du Mali depuis le 14 octobre 1960 dans les domaines de la coopération militaire et de l’éducation par l’octroi de bourses d’études, avec à la clé la formation de plus de 10.000 maliens dans différents domaines. Pour lui, 65% du corps militaire malien sont issus des écoles de formation militaires russes. M. Doulian a aussi présenté son pays qui couvre une superficie de 17 millions de Km2 pour une population estimée à 147 millions d’habitants. Il a regretté que la coopération dans les domaines économiques ne soit pas très dynamique entre les deux pays. Cependant, il a rassuré que son pays reste ouvert aux opérateurs économiques maliens pour l’amélioration de la coopération dans le domaine.

A l’en croire et sur un tout autre plan, le diplomate russe a déclaré que son pays a toujours soutenu le caractère républicain et laïc de l’Etat du Mali tout en prônant le dialogue dans la résolution de la crise qui le secoue depuis 2012.

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Les textes sur les pupilles au Mali expliqués aux journalistes

Des responsables du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire étaient face aux hommes de médias le mercredi 21 juin 2017. C’était dans le but d’expliquer aux journalistes les différents textes instituant les pupilles en République du Mali. Il s’agit d’abord de la Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles en République du Mali et du projet de décret fixant les modalités de son application Il y a en outre les textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office national des Pupilles en République du Mali.

En effet, la loi du 27 décembre 2016 institue les pupilles en République du Mali et leur confère des droits spécifiques, notamment en matière de santé, d’éducation ou de formation professionnelle. Elle prévoit aussi la création d’un service public chargé de veiller à l’application effective de ces droits spécifiques. Quant au projet de décret fixant les modalités d’application de la loi du 27 décembre 2016, il précise les pièces à fournir pour la constitution du dossier des pupilles et la procédure à suivre auprès des autorités compétentes pour l’acquisition de la qualité de pupille. Il détermine également les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la procédure de reconnaissance du statut de pupille et de l’identification de l’enfant éligible jusqu’à la délivrance de la carte de pupille. Ce texte définit aussi les modalités de prise en charge des droits conférés aux pupilles.

Les deux autres projets de texte créent et organisent l’Office national des Pupilles en République du Mali sous la forme d’un établissement public à caractère administratif. L’Office sera chargé d’identifier les enfants et de proposer ceux qui sont éligibles au statut de pupille de la Nation ou de pupille de l’Etat. Il veillera également à la mise en œuvre effective des droits conférés aux pupilles, notamment la prise en charge des frais d’actes médicaux, de soins, de scolarité, d’apprentissage et de formation, l’octroi de bourse d’enseignement supérieur ou le placement des pupilles en institution spécialisée.

Il assurera aussi le suivi des pupilles de la Nation et des pupilles de l’Etat ainsi que la coordination de toutes les interventions concourant à garantir leur prise en charge adéquate. L’adoption des présents projets de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la solidarité nationale en faveur des couches vulnérables.

A retenir enfin que sont pupilles de la Nation les enfants mineurs des personnels de Forces armées et de sécurité et autres corps paramilitaires, des fonctionnaires et agents de l’Etat et tout autre citoyen dont l’un des parents ou tuteur légal sont morts ou portés disparus ou déportés. Et cela à l’occasion de guerres, de conflits armés ou d’opérations de maintien de la paix ou de sécurisation, ou à l’occasion de l’exécution de mission, de service commandé ou public. Ou encore se trouvant du fait de ces événements dans l’incapacité de pourvoir à leurs obligations et charges de famille. Quant aux pupilles de l’Etat, il s’agit des enfants mineurs des parents décédés des suites d’événements déclarés catastrophes naturelles reconnues par l’Etat. Il en est de même si les Tribunaux établissent la responsabilité de l’Etat dans d’autres types de catastrophes.

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RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ACTEURS NATIONAUX SUR LA PRISE EN COMPTE DE LA DIMENSION GENRE DANS LES ELECTIONS : les médias édifiés sur l’esprit de la loi n°2015-52 du 18 décembre 2015

La division des affaires électorales de la MINUSMA en collaboration avec l’Unité genre et le Cadre de concertation des femmes des partis politiques a organisé, les 19 et 20 juin 2017 à Omono Hôtel, un atelier d’échanges avec les médias en vue de la vulgarisation de la loi n° 2015-052 du 18 décembre 2015 portant institution de mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives . Etaient présents au séminaire Mme Nana Sanou, formatrice, M. Kampo, Formateur ainsi que plusieurs autres participants. L’objectif principal de cet atelier est de permettre, de manière participative à tous les acteurs du processus électoral, outre les femmes candidates, d’être mieux outillés en vue d’une meilleure application de la loi n° 2015-052 du 18 décembre 2015 portant institution des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. Cet atelier permettra aussi un partage d’expériences en explorant les stratégies d’autres pays où l’accès des femmes aux fonctions électives est une « success story ». Les inégalités de genre sur le plan politique perdurent au Mali depuis des décennies. Les élections législatives de 2009 ont peint un tableau sombre de l’élection des femmes aux postes de responsabilité. En 2009, 15 femmes ont été élues à l’Assemblée Nationale sur 147. Jusqu’aux élections antérieures, les femmes ont constitué seulement 13,7% des listes électorales, 3 femmes sont des Chefs de Partis politiques sur 150 formations, 8 femmes sont maires dans 703 Communes, 927 femmes siègent dans les Conseils communaux pour 10 mille 774 postes, seule 1 femme est membre de la CENI, 1 femme nommée Gouverneure sur 11 régions et le District de Bamako. Toutefois, des avancées notables ont été enregistrées lors des dernières élections communales du 20 novembre 2016 par rapport à la participation et à la représentativité des femmes. Le fait que 25,60% des conseillers municipaux élus lors de ces élections sont des femmes constitue une avancée assez significative qu’il faudrait capitaliser afin que le respect du quota de 30% soit une réalité aux prochains scrutins programmés pour le cycle électoral 2017-2018.

PROCES EN « DIFFAMATION » CONTRE LE SPHINX : le tribunal prononce la nullité des poursuites

Le procès en « diffamation » et « complicité de diffamation » opposant le président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, Karim Kéita au directeur de publication de l’hebdomadaire « Le Sphinx », Adama Dramé, a connu le mardi 20 juin 2017 une étape très importante au tribunal de Grande instance (TGI) de la commune III du District de Bamako. Le président du tribunal, Faradji Baba a, conformément à la loi, confirmé les exceptions de nullité reprochées et soulevées le 14 juin dernier par les avocats de notre confrère Adama Dramé. Le tribunal a donc fait droit à ces exceptions en prononçant la nullité des poursuites initiées par le député Karim Kéita contre le directeur de publication de l’hebdomadaire «Le Sphinx», explique-t-il. Autrement dit, le tribunal a jugé irrégulière la citation directe (l’acte de saisine du tribunal) du président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Et l’article 61 de la loi sur la presse donne des mentions que l’acte de saisine doit contenir. Cette procédure n’a pas été respectée. En pareille circonstance, dira Faradji Baba, le fond de l’affaire ne sera pas abordé et jugé. Ce qui veut dire que le procès en «diffamation» contre Adama Dramé s’arrête au niveau du TGI de la Commune III du District de Bamako, souligne le président du Tribunal. «S’ils ne sont pas satisfaits de ma décision, Karim Kéita et ses avocats peuvent reformuler une nouvelle citation directe (plainte) pour la reprise du procès en « diffamation » ou interjeter appel devant la Cour d’appel», explique le président du tribunal. Après ce verdict, les journalistes présents au procès ont explosé de joie car leur confrère venait d’être relaxé par le juge. «Il y a beaucoup de magistrats, mais il y a peu de juges. J’étais un peu désespéré de la justice malienne. Mais aujourd’hui, le président du tribunal, Faradji Baba m’a rassuré, car il a été un excellent magistrat et juge. Malgré les pressions politiques et familiales qui pesaient sur lui et sur mes avocats, il a été à la hauteur du procès et a dit le droit», s’est réjoui Adama Dramé. Le directeur de publication de l’hebdomadaire « Le Sphinx » a, par ailleurs, précisé que le procès qui lui est intenté concernait aussi le chroniqueur Mohamed Bathily dit Ras Bath. Il était organisé pour lui faire peur et le faire taire. Au Mali, soutient le prévenu, il y a plus de 200 milliards de F CFA qui sont détournés par an.

Source : aBamako

aBamako

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