Quiproquo autour de la chefferie au quartier Angoulême

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Depuis un certain temps, la mairie de Ségou est dans la logique de baptiser toutes les écoles fondamentales. Une commission de distinction des personnalités dont les noms sont fournis auxdites écoles est mise en place et travaille en concert avec les autorités coutumières de chaque quartier. Les choses semblent normales partout sauf à Angoulême, où, un conseiller municipal voudrait donner un autre nom à l’école du quartier. Alors que le nom d’une autre personne avait été préliminairement choisi. Il avait été décidé que l’école porterait le nom de Thiero, enseignant à la retraite et premier directeur dudit établissement. A l’annonce de cette nouvelle, beaucoup étaient ceux qui étaient contents du choix. Les amis, parents et collaborateurs de Thiero seront surpris de voir qu’un vieux conseiller municipal, habitant du quartier d’Angoulême et membre d’un parti politique de la mouvance présidentielle est en train de tout mettre en œuvre pour donner le nom d’un vieux militaire, aussi habitant d’Angoulême. Ce militaire, capitaine à la retraite serait encore et de nouveau au cœur d’une guerre de chefferie qui secoue le quartier jumeau de la ville d’Angoulême, en France. Il faut dire qu’un sérieux problème de chefferie déstabilise la cohésion sociale dans ce petit quartier de la commune urbaine de Ségou. Comme pour dire que ce n’est pas tout, les jeunes de ce quartier sont opposés à l’occupation du dépôt d’ordures du quartier par un operateur économique qui aurait acheté ladite parcelle avec l’administration publique ségovienne. Si pour le moment, la zone est clôturée par le nouveau propriétaire pour des travaux de construction, la jeunesse du quartier avec l’accompagnement de plusieurs notables d’Angoulême ont déjà fait beaucoup de rencontres avec les autorités municipales et les autorités domaniales de Ségou. Malheureusement, la situation n’évolue pas et les travaux de construction continuent au grand désarroi des populations d’Angoulême. Voilà aujourd’hui de petits faits sociaux qui minent le quartier francophone de Ségou. Si rien n’est fait ces petits détails risqueront de déstabiliser le climat social.

La Rédactio

Source : aBamako

aBamako