Insertion professionnelle des couches vulnérables : les femmes et les handicapés en premiere ligne

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Dans le cadre d’un plaidoyer en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des personnes vulnérables en milieu rural qui sont les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap de la tranche d’âge de 20 à 40 ans, Handicap international et ses partenaires ont tenu jeudi, un atelier national de plaidoyer en faveur de l’insertion et de la formation professionnelle des personnes vulnérables en milieu rural.
L’insertion professionnelle de nos jours est un processus multidimensionnel. Son innovation s’inscrit dans une démarche globale et inclusive construite autour de quatre axes complémentaires pour apporter une réponse innovante à ces problématiques en mettant au cœur de son dispositif les opportunités d’emplois et de création de valeur du secteur privé, formel et informel. D’où l’initiative du Projet d’insertion professionnelle orientée vers des métiers écologiquement responsables (IPOMER).
Il vise à dynamiser les initiatives de formation et d’insertion en lien avec les besoins du secteur privé et à favoriser l’insertion des populations vulnérables dans les filières à fort potentiel de valeur ajoutée. Financé à hauteur de 82% par l’Agence française de développement, soit de plus 554 millions Fcfa, le projet est mis en œuvre par un consortium à savoir le conseil régional de Sikasso, Handicap International et la coopération néerlandaise (SNV).
Selon le représentant de Handicap international, Birama Coulibaly, le projet IPOMER est mis en œuvre dans dix communes rurales de Sikasso qui sont Sanzana, Doumanaba, Finkolo, Ganadougou, Kourouma, Dogoni, Koumantou, Dogo, Tiémala, Banimonotié, Garalo et Sibirila dans les domaines de l’aviculture, la pisciculture, l’apiculture, la transformation des fruits et légumes et l’installation photo voltaïque, la transformation de cajou et de karité. Il a, de ce fait, expliqué qu’avec ce projet, il existe aujourd’hui une réelle volonté des pouvoirs publics pour faire de la formation professionnelle un des leviers majeurs du développement économique et social du pays. Cependant, il y a la nécessité d’assurer l’accompagnement des jeunes vers l’emploi, chaque fois après leur formation professionnelle pour leur permettre, une fois formés, de rester et participer au développement de leur communauté. Il faut aussi, dit-il, impliquer les collectivités territoriales et les institutions de micro finance. D’où l’organisation de cette journée de plaidoyer.
Cette cérémonie pour le représentant de l’AFD, Amadoun Dicko, marque un tournant décisif dans la mise en œuvre de ce projet qui cible les couches vulnérables notamment les femmes et les personnes handicapées en milieu rural. Il expliquera que sa structure continuera d’ accompagner et de soutenir toutes les bonnes initiatives qui rentrent dans le cadre du développement dans notre pays. Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Soumana Satao, estime que ce projet mis en œuvre depuis 2014 enregistre des résultats encourageants. Ces résultats sont le fruit d’un travail multi- acteurs dans le domaine de la formation et de l’insertion professionnelle. « Le succès du projet à Sikasso doit être partagé pour inciter d’autres acteurs à faire de même dans leur zones d’intervention respectives », a-t-il déclaré.

Mariam A. TRAORÉ

Source : aBamako

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