Au sortir de la grande prière de la fête de ramadan : IBK appelle à l’union sacrée et lance des piques à l’Opposition

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Le dimanche dernier, la communauté musulmane du Mali a célébré la fête de l’Eïd El Fithr, autrement appelée fête de Ramadan. Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, de nombreux Ministres et fidèles musulmans ont accompli leur prière à la Grande Mosquée de Bamako sous la Direction du Grand Imam Kokè Kallé Camara. A sa sortie des prières, le Chef de l’Etat a accordé une brève interview à la presse dans laquelle il n’a pas manqué d’appeler à l’union sacrée autour du Mali et, au passage, comme à son habitude, de lancer quelques piques à ses adversaires. Lisez in extenso sa déclaration.

«Partout on a besoin d’unité ; singulièrement au Mali. Le nombre de défis auxquels nous sommes confrontés, il faut que nous soyons en conformité avec les préceptes de notre Créateur dans des jours comme celui-ci : qu’on se dise la vérité, qu’on la dise, qu’on la porte. Il se peut qu’il y ait des interprétations divergentes ; mais l’essentiel est que les enfants du pays doivent se rejoindre quand il s’agit de sauver le pays. C’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : sauver le Mali ! Quand un pays est dans la tourmente comme nous le sommes aujourd’hui, on n’a pas besoin d’autres difficultés créées par nous mêmes. Nous avons besoin de concorde, nous avons besoin d’entente, nous avons besoin d’aller ensemble c’est cela que notre Créateur Allahou Soub hanahou Wata Ala souhaite. L’Imam Kokè Kallé l’a dit. Nous nous trouvions à Madina, dans le carré où est enterré le Prophète (PSL), nous disions, qu’au lieu que nos prières soient dirigées vers nous, qu’elles servent pour le Mali. Car, si le Mali est sauvé, si le Mali est à l’abri et préservé nous le serons nous aussi, nous ne recherchons que cela. Tel est notre souhait aujourd’hui que le Mali continue sa marche conformément à son passé et à son Histoire dans la concorde et dans l’entente et l’union entre ses enfants. Les institutions de l’Etat sont des institutions temporaires. Si quelqu’un perturbe aujourd’hui, fait en sorte que le pays ne puisse pas avancer qu’il ne se relève pas, mais, demain celui qui sera là sera en difficulté et l’ensemble du Mali sera en difficulté. Ce n’est pas souhaitable. Personne ne nous a jamais vu ici, dans ce pays, demandant à ce que la paix soit perturbée au motif que nous n’avions pas ce que nous souhaitions. Jamais. Nous avons toujours privilégié ce pays là et nous continuerons à le faire. C’est cela aimer son pays, c’est cela être patriote ; mais, troubler son pays, le mettre en difficultés, lui en donner l’image la plus détestable au monde entier n’est pas surement la meilleure façon de prouver son amour pour son pays. Je souhaite que chacun d’entre nous fasse un effort sur soi, de compréhension, de hauteur de l’espérance du Mali. Le Mali espère à une très grande hauteur conforme à ce qu’il est , à ce qu’il a toujours été de dignité, d’honneur et de présence au monde. Je le souhaite pour l’ensemble de notre pays et pour notre bonheur. Qu’Allahou Soub hanahou Wa ta Ala nous inspire, nous préserve et nous protège».

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

Source : aBamako

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