Election présidentielle 2018, Marcelin Guenguéré : «Je voudrais être le candidat de l’espérance pour le Mali»

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Marcelin Gueguéré n’est plus à présenter, en tout cas à la génération des années 1991. Le seul fait de scanner le nom Marcelin, suffit pour connaitre la dimension de l’homme. Il fut, comme la grande partie de ses contemporains, un acteur-clé lors des évènements qui ont conduit à l’avènement de la démocratie au Mali. Il fut, également, secrétaire général de l’AEEM de la région de Mopti, porte-parole des élèves et étudiants du Mali au sein de l’AEEM, et membre du comité directeur de la coordination de l’AEEM. M. Guéguéré est aussi et surtout un brillant homme politique qui a porté haut les couleurs de plusieurs partis politiques, avant de revendiquer son mouvement qu’il vient mettre sur pied : “Le Mali qui bouge”. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, le vieux-jeune briscard dévoile ses ambitions pour les élections à venir.

Soloni : Marcelin Guenguéré, est-ce vrai que vous avez des ambitions pour les prochaines élections au Mali ? Confirmez-vous cette rumeur ?

Marcelin Gueguéré : Merci pour la question, je confirme effectivement que je serai bel et bien candidat pour les futurs élections au Mali et singulièrement la présidentielle.

Quelles sont vos motivations ?

Mes motivations sont nombreuses. Je suis un patriote soucieux du bien être des maliennes et des maliens. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la souveraineté de notre pays est mise en cause avec l’occupation de sa partie nord par des individus biens connus, mais malheureusement protégés et soutenus par des soi-disant partenaires de la République. L’Etat n’a aucune autorité sur les régions du nord et où des biens publics sont fréquemment dilapidés avec un favoritisme et une impunité, qui sont devenus des pratiques courantes contestant le pouvoir de Bamako pour la de gestion du pays dans toute son étendue.

Je suis un homme d’action, je crois en ma capacité de faire respecter l’Etat et d’assurer la légalité des chances dans ce pays. Je sais que je peux apporter aux maliens le changement tant attendu. Rien ne doit plus être comme avant. Personne ne se servira du Mali. La rigueur dans la justice sera mon credo. “Je voudrais être le candidat de l’espérance pour le Mali”.

Rien ne peut changer le Mali si les pratiques actuelles ne sont pas combattues. Il faut passer à des actions concrètes si on veut changer. Les grands discours, les accords, les forums et les assises ne peuvent pas construire ce pays, mais il faut des vraies actions pratiques et palpables. Il faut oser agir en responsabilisant des femmes et des hommes patriotes, intègres et travailleurs.

Il faut confier les responsabilités en fonction des compétences réelles : mettre la personne qu’il faut à la place qu’il faut. Il faut également suivre et évaluer chaque travailleur afin d’assurer une meilleure performance pour une meilleure production.

Ma vingtaine d’années dans le service public m’a permis de comprendre les maux de notre administration. Il faut redresser et valoriser la fonction publique, l’armée et le secteur privé. Il faut promouvoir l’agriculture afin de ramener le kg de riz à 200 francs partout au Mali. Il faut s’attaquer au fléau de l’insécurité alimentaire, car, notre indépendance commence d’abord par notre autosuffisance alimentaire.

Lorsque l’homme n’a pas de souci pour son alimentation, il est à moitié rassuré, car le grand combat de l’homme est sa survie. Nos grands fleuves et leurs affluents sont des chances naturelles qui sont malheureusement très mal exploitées.

Avec une volonté politique soutenue, le Mali peut devenir le plus grand producteur de riz, de coton, de sucre, de blé, de légumes, du lait, de viande et de poisson d’eau douce de la sous région. L’agriculture, l’élevage et la pèche doivent retenir toute l’attention de l’Etat. Ce sont des secteurs promoteurs de millions d’emplois.

Vous trouverez tous les détails sur les raisons de ma candidature dans mon projet de société qui sera disponible très bientôt.

Avez-vous les moyens de votre politique ?

D’abord, je crois en Dieu et je fais confiance en ma personne. Aussi, je fais confiance aux femmes et aux hommes patriotes de l’intérieur du Mali et de la diaspora qui sont mobilisés autour de ma candidature. Ce n’est pas forcement l’argent qui constitue les moyens d’une politique. Je dispose de ressources humaines compétentes et déterminées pour assurer un sursaut national.

Je dispose aussi de soutiens très importants pour assurer un bon fonctionnement de mon équipe afin d’atteindre les objectifs fixés. Nous avons toujours aidé les autres, cette fois-ci, nous nous battrons pour nous-mêmes. Chaque génération a son combat, c’est le combat de ma génération qui s’annonce et je reste convaincu que la jeunesse a compris que nul n’est mieux placé qu’elle même pour défendre sa cause.

Artisans des événements de 1991, nous sommes aujourd’hui bien préparés pour mener à bon port ce pays, c’est pourquoi nous devons nous retrouver autour de l’essentiel “le Mali” afin de redonner espoir aux générations futures. C’est cela qui doit être notre mission.

Comment comptez-vous faire parrainer votre candidature ?

Je sais que des dispositions pourraient être prises pour écarter certains candidats, car ce sont des stratégies courantes et qui le plus souvent sont mises en place par le régime en exercice. Quand à mon cas, pour assurer le parrainage de ma candidature, il est déjà presque géré.

Comment compter vous payer la caution ?

Des patriotes et des partenaires sont très rassurants sur ce sujet.

A suivre la suite de l’interview dans notre prochaine parution.

Propos recueillis par Amadingué Sagara

Source : aBamako

aBamako

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