Kidal : Retour à la normale le 20 juillet

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Le 20 juillet, le Mécanisme opérationnel de coordination, plus connu sous son acronyme MOC, symbole de la présence de l’État malien et de la sécurité, sera effectivement présent à Kidal, la seule des trois régions jusqu’ici réfractaire à son installation. C’est la principale décision issue de la Journée d’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
A l’initiative du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, cette rencontre s’est tenue ce vendredi 23 juin dans l’amphithéâtre de la Primature. Le MOC, bataillon de six cents soldats, à raison de deux cents hommes pour chacune de ses trois composantes, l’Armée malienne et les deux groupes armés, la Plateforme et la CMA, est un prélude au redéploiement de l’Armée malienne reconstituée. Selon le Premier ministre, ces retrouvailles entre Maliens s’inscrivent dans la logique «d’une union sacrée» porteuse de « dividendes de la paix » pour l’ensemble du peuple malien. C’est ce principe de dialogue inclusif entre Maliens qui a présidé au choix des seuls participants maliens, comprenant cinq représentants de chacun de deux mouvements armés, la Plateforme et la CMA, les membres du gouvernement, les représentants de 5 structures nationales impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord (le Haut représentant du président de la République, le président de la Commission vérité, justice et réconciliation, le président de la Commission DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion), le président de la Commission intégration, le commissaire à la réforme du secteur de la sécurité), les représentants de deux associations de la société civile (le Groupe d’action pour la réconciliation et le Conseil national de la société civile).
Le Premier ministre n’a pas pour autant passé sous silence le rôle capital de la communauté internationale et de toutes les bonnes volontés de par le monde dans la signature de l’Accord, en se mobilisant avec détermination et persévérance pour le retour de la paix au Mali, le respect de l’unité nationale et de l’intégrité nationale.
Cette Journée, qui consacre le 2e anniversaire de la signature à Bamako le 20 juin 2015, a abouti, après huit heures d’une intense concertation, à l’élaboration d’une nouvelle feuille de route aux conditions impératives, unanimement cautionnée par tous les protagonistes, suivant laquelle, au 31 juillet prochain, la ville de Kidal, outre le MOC, accueillera son gouverneur, M. Sidi Mohamed Ag Ichrach, résidant actuellement à Gao depuis sa nomination, et les autorités intérimaires. A la suite de Kidal, le gouverneur de Taoudenit, le général Abderrahmane Ould Meydou, ainsi que les autorités intérimaires de cette nouvelle capitale régionale seront installés.
Le Premier ministre entend ainsi donner un coup d’accélérateur décisif à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, pour boucler le premier des quatre axes de la lettre de mission que le président de la République lui a remise.
Les discussions se sont déroulées dans un climat marqué par la franchise, la sincérité, voire la convivialité, ont été jugées positives par toutes les parties prenantes qui ont souhaité que cette rencontre ad hoc soit érigée en cadre permanent habilité à traiter toutes les questions qui pourraient survenir pour entraver la mise en œuvre normale de l’Accord. La coopération avec le Comité de suivi de l’Accord (CSA) ainsi qu’avec d’autres partenaires sera renforcée, a précisé le Premier ministre.
Pour la mise en œuvre des décisions découlant du nouveau chronogramme, l’État est déterminé à réunir les ressources nécessaires. Ainsi, le gouvernement est invité à doter les structures en personnel pour un fonctionnement normal des administrations locales du Nord, en particulier à Kidal et Taoudenit.
« Il est vital, a déclaré le Premier ministre Maïga à la clôture des travaux de la Journée, que les Maliens se parlent ; car nous défendons la même cause ensemble, le Mali.
Nous devons surmonter les points de blocage du passé dus à des incompréhensions, surmonter les frustrations et accepter de nous remettre en cause pour l’intérêt du Mali parce que c’est qui est important, c’est l’esprit qui sous-tend notre volonté de dialogue.
Nous devons résolument emprunter les voies réalistes pour avancer avec détermination, entre Maliens, entre frères, pour bâtir ensemble le Mali de nos rêves où règnent la paix, la justice, la concorde et la solidarité. »

Cellule communication Primature


Source : Africatime

Africatime

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