Cour constitutionnelle : Le destin forclos de Manassa DANIOKO !

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Lorsque le philosophe dit : « qu’il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités désertées », l’histoire de la cour constitutionnelle actuelle nous prouve le contraire. En effet, notre cour de justice des élections contribue à enfoncer le Mali dans les ténèbres de la crise, au lieu de le tirer de cette situation en disant le droit, rien que le droit. Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est la présidente de cette cour, la nommée Manassa DAGNOKO. Cette brave dame a été presque la première victime des prémices de l’avènement de la démocratie au Mali sous le régime du Général Moussa TRAORE dans les années 1980 – 1990, pour avoir dit le droit.
Cette droiture lui a valu lors du procès du général Moussa TRAORE quelques années après la prise de la commande du bateau Maliba par Alpha Oumar KONARE, à être désigné pour occuper le fauteuil de procureur de la République. Elle a été chargée de défendre la République et elle l’a fait avec abnégation et vertu. Après le procès, elle a été nommée Ambassadrice du Mali au Canada. A partir de cette date, la patriote Manassa a cessé d’exister. Sa juridiction comprenait aussi Cuba où plusieurs centaines d’étudiants maliens y étudiaient.
C’est donc à partir de cette juridiction qu’elle a commencé à perdre le combat de nos valeurs à savoir la dignité, la loyauté, l’amour du travail bien fait et le patriotisme. Comme on le dit dans un langage tout particulier, « qu’elle a bouffé la bourse des étudiants maliens à concurrence de millions de nos francs et cela pendant onze mois. L’argument fallacieux qu’elle aurait avancé, c’est de dire que le président des étudiants l’aurait manqué de respect. Cette situation a mis les étudiants dans une précarité telle que, certains n’arrivaient plus à se brosser avec de la pâte dentifrice par manque d’’’argent.
Cuba à l’époque regorgeait d’étudiants africains. Les étudiants maliens par la faute de l’Ambassadrice Manassa ont été la risée des autres étudiants africains. Pour parer au plus pressé, le président Alpha Oumar KONARE a amené dans la mallette présidentielle lors de sa visite officielle sur l’ile communiste de la liquidité pour régler totalement la situation. La question qui nous vient à l’esprit est de savoir si ces fonds ont été remboursés au Trésor Public. Après sa carrière diplomatique, AAT l’a nommée comme membre du conseil constitutionnel pour juger les contentieux électoraux compte de son expérience.
Après son premier mandat à la Cour Constitutionnelle, elle a voulu être la présidente. Pour ce faire, elle a démarché nuitamment madame la présidente Aminata MAÏGA pour avoir son appui afin qu’elle prenne la tête de l’institution. C’est ainsi qu’elle est devenue la seule femme qui dirige une institution de la République sous le mandat d’IBK alors que le président IBK avait promis la direction de cette institution à Seydou Nourour KEITA.
D’ailleurs, c’est ce qu’elle a avancé comme argument pour convaincre madame la président et son mari de président.
A ce poste, c’est elle qui a voulu adopter la constitution qui unit plus de 15 millions de maliens à l’accord qui n’unit que quelques chefs rebelles à IBK, contrairement à la pratique admise.
Elle a raté l’occasion de se hisser au même rang que la présidente de la Cour Constitutionnelle du Niger. C’est celle-là qui a rejeté le projet de tripatouillage constitutionnelle du président Mamadou Tandia au Niger avec son fameux « Tasarche ». Cette dame s’est assumée et elle a eu le soutien des autres membres de la cour.
Lorsque Manassa a été nommée à ce poste, le peuple s’était dit qu’une actrice du mouvement démocratique était désormais en poste, donc finit avec les avis émis en regardant le sens du doigt présidentiel.
Malheureusement, elle n’a pas été à la hauteur, elle n’y sera jamais. Lorsque l’avis de la Cour Constitutionnelle a été requis par rapport à l’installation des autorités intérimaires dans les régions du nord, contrairement à la constitution de 1992, la cour a validé cet état de fait .
Le deuxième forfait de la cour, a été de dire que le texte de révision constitutionnelle présenté à elle ne viole pas l’article 118 alinéa 3, c’est –à-dire que jusque-là, l’intégrité du territoire n’est pas violée, malgré que les 2/3 du territoire échappent au contrôle régalien de l’Etat depuis bientôt quatre ans.
La Cour Constitutionnelle du Mali a trouvé une autre définition à la notion d’intégrité du territoire. Pour la cour l’intégrité territoriale au sens du droit international et du devoir inaliénable d’un état souverain à préserver ses frontières de toute influence extérieure n’est pas compromise. En l’état actuel des choses pour notre cour, celle du Mali n’est pas remise en cause car aucune occupation d’une quelconque force étrangère.
Pour notre cour, l’insécurité qu’elle qualifie de résiduelle, ne saurait empêcher une révision de la loi fondamentale. Alors qu’en réalité, l’intégrité territoriale qui exprime à la fois la territorialité et la souveraineté est la capacité d’un état à organiser la vie politique intérieur de son peuple et sa capacité à se préserver à travers ses frontières et être secouru des autres états comme indépendant est remise en cause car aucune autorité légitime ne peut se rendre à Kidal.
Malheureusement à travers le quitus qu’elle vient de donner au referendum rejeté par le peuple, la cour constitutionnelle a prouvé qu’elle est là pour un régime et un homme en reconnaissance du service rendu et non au nom du peuple souverain et de la république.
A travers cet acte, Manassa a fait l’infamie, toute chose qui rend forclos son destin.
Badou S. KOBA
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Source : aBamako

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