Tribune : IBK doit écouter les Maliens

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Le bateau Mali tangue dangereusement. Jamais, les Maliens, au cours de ces dernières décennies, n’ont été aussi inquiets du sort de leur patrie. Dans les familles, les marchés, les bureaux, les grins… bref partout, le sentiment dominant est le même : la peur quant à l’avenir immédiat du Mali.
Incapable d’honorer ses multiples engagements de campagne, notamment la sécurisation et l’unification du pays, le président IBK ouvre un nouveau foyer de tension avec son projet de révision constitutionnelle qui, en réalité, lui octroi des pouvoirs monarchiques et qui va à contre sens des aspirations des Maliens. D’où le tollé général qui a accueilli ce projet.
Mais au lieu d’écouter les Maliens qui l’ont plébiscité en 2013 avec un suffrage de 77%, IBK visiblement désarçonné par la mobilisation contre « sa » révision constitutionnelle, montre aux Maliens son vrai visage : un chef colérique qui n’écoute que son cœur. Dès lors, il gesticule, il menace et agite un doigt menaçant à l’adresse de son peuple, là où le chef de l’Etat aurait plutôt dû écouter ses concitoyens.
En réalité, le président de la République après avoir réussi à faire avaler des couleuvres, pendant 4 ans, aux Maliens, espérait réviser la constitution, sans aucune entrave. Il s’est lourdement trompé.
Là où il devrait reconnaitre humblement l’existence de problèmes concernant cette révision, écouter une frange importante de sa population, et surtout accepter les critiques de cette même frange, le président IBK veut visiblement orchestrer des manœuvres dilatoires, dont la première est le report du référendum. Au même moment, les thuriféraires du régime multiplient des actions qui risquent de nous conduire dans les abîmes. Alors question : pour son confort personnel et surtout pour le pouvoir, IBK va-t-il plongé le Mali dans le chaos ?
Sambou Diarra

Source : aBamako

aBamako