Me Kassim Tapo, ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat : « La révision constitutionnelle est une conditionnalité de l’accord de paix. »

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Pour contribuer à la compréhension de la loi portant révision de la constitution de 1992 qui suscite beaucoup de controverses au Mali, le Mouvement Trait- d’union a organisé, le jeudi 29 juin 2017, un débat contradictoire entre le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassim Tapo et le représentant de la société civile, Sidi Ali Ould Bagna et non moins président du conseil régional des jeunes de Taoudenit. A cette occasion, le ministre Me Kassim Tapo a déclaré : «La révision constitutionnelle est une conditionnalité de l’accord de paix. »
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Rappelons que la présente conférence était diffusée en direct sur les antennes d’Africable télévision. C’était en présence de notabilités. Dans son mot de bienvenue, la coordinatrice du Mouvement Trait- d’union a expliqué que ladite rencontre a pour objectif de contribuer à la compréhension de la loi portant révision de la constitution de 1992 en vue d’un apaisement de la situation. Cependant, il faut noter que la rencontre a été émaillée par plusieurs questions de compréhension posées par l’assistance.
En guise de certaines réponses, le conférencier Me Tapo a d’abord reconnu le manque de communication autour de ce projet de révision constitutionnelle avant d’approuver l’idée de la multiplication du nouveau projet de révision en plusieurs langues et sa vulgarisation dans les différentes régions du pays. « J’appuis fortement du projet de révision de la constitution et j’invite la coordinatrice du Mouvement Trait- d’union à prendre des initiatives au niveau de toutes les régions », a-t-il soutenu. Pour lui, il n’est plus question de renvoyer le document de projet pour une nouvelle relecture.
« Le constituant dérivé en espèce l’Assemblée Nationale ayant précisée que la révision n’apporte pas de novation, il n’y a pas lieu à débattre, de parler de nouvelle République encore que la nature du régime n’a absolument pas changé. Nous sommes dans un régime mi-parlementaire, mi-présidentiel par conséquent il n’y a pas de nouvelle République, » a-t-il dit.
Avant d’expliquer que cette révision est une condition sine qua non à la mise en œuvre de l’accord : « La date buttoir, selon les accords, nous sommes en retard dans l’exécution des accords. Tous les jours, on me le reproche et cette révision constitutionnelle est une conditionnalité de l’accord de paix. En vertu de la réglementation communautaire, il y a des délais par rapport aux révisions face aux élections 2018 donc cette révision vient au bon moment. On ne le fait pas par caprice, on ne le fait pas par plaisir mais c’est une nécessité absolue aujourd’hui », a estimé le ministre Tapo. Prenant la parole de son côté, le représentant de la société civile, Sidi Ali Ould Bagna a indiqué que la révision s’impose mais qu’il n’est pas possible dans le contexte actuel dans lequel le pays se trouve.

« La révision s’impose mais le contexte dans lequel nous vivons ne nous permet d’aller à ça. Alors, si elle ne se fera pas aujourd’hui, elle se fera demain ou après demain. Nous avons été les premiers à apprécier cet accord et à sensibiliser les populations pour leur adhésion à cet accord qui à d’ailleurs sauver la constitution car l’accord s’est substituer en lieu et place de la constitution», a-t-il dit.
Moussa Dagnoko

Source : aBamako

aBamako