Force G5 Sahel: la position de la Mauritanie

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es chefs d’état du G5 Sahel se sont réunis dimanche 2 juillet à Bamako pour acter la création de leur force anti-terroriste conjointe. Principal soutien à sa mise en œuvre, la France a voulu envoyer un signal politique fort, incarné par la présence du président Macron, qui souhaite qu’elle puisse mener ses premières actions dès l’automne. Sur le volet militaire, la France a promis 8 millions sur 5 ans, plus des équipements et un soutien renforcé de Barkhane. Côté africain, chaque pays s’est engagés à hauteur de 10 millions d’euros. Si les autorités maliennes, burkinabè, nigériennes et tchadiennes se sont déjà plusieurs fois exprimées publiquement sur leur vision de la force G5 Sahel, la Mauritanie s’est peu fait entendre. Notre envoyée spéciale a pu s’entretenir avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, au sortir du sommet durant lequel il a eu un tête-à-tête avec Emmanuel Macron.

Pour le président mauritanien, si l’intervention Serval en 2013 a été « un coup d’arrêt vital » à la progression terroriste au Mali, la situation actuelle est plus inquiétante qu’alors. « La menace s’est étendue géographiquement, complexifiée avec de nouveaux groupes à connotation ethnique et la détresse croissante de certaines populations, là où l’Etat reste absent, les rend de plus en plus inféodées aux terroristes qui contrôlent leur zone, par les armes comme par l’argent », estime-t-il. Le président affirme avoir les hommes nécessaires pour déployer un bataillon à la frontière mauritano-malienne pour la force G5 comme le prévoit le dispositif envisagé.

Source : aBamako

aBamako

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