Le parti présidentiel sort du silence : « Désormais toute personne qui va enfreindre aux règles de liberté le payera de toute la rigueur de la loi »

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En conférence de presse ce jour 11 juillet 2017, dans la salle de conférence du Conseil National du Patronat, le responsables du Rassemblement pour le Mali (RPM) se sont montrés plus menaçant face au camp du NON notamment les militants de la plateforme An tè A bana qu’ils accusent de vouloir déstabiliser le régime IBK.
Le Rpm est sorti de sa réserve dans laquelle il s’était muré depuis le lancement du processus de réforme constitutionnelle . A en croire Me Baber Gano, secrétaire général du Rpm, non moins ministre des transports, le parti majoritaire n’a pas voulu descendre dans l’arène pour dit-il, laisser le soin au porteur du projet Me Kassim Tapo de défendre son bébé jusqu’au terme de la procédure légale mise en place par la Cour constitutionnelle. Pour le secrétaire général du Rpm, le texte constitutionnel prévoit sans équivoque l’unité du territoire, la laïcité républicaine et garantit les droits de tous les Maliens.

Se prononçant sur la requête de l’opposition parlementaire, Me Gano a indiqué l’arrêt de la Cour constitutionnelle s’impose à tous. « Nul n’est au-dessus de la loi. Nous ne pouvons plus continuer à donner un prime à l’impunité. L’autorité de l’Etat doit s’affirmer et va s’affirmer », a mis en garde Me Gano. Et d’ajouter « La majorité présidentielle a une voix audible. Nous n’abdiquons pas. La riposte commence par cette conférence de presse. Nous avons compris que 2018 c’est maintenant et nous allons descendre à l’intérieur dans les jours et semaines à suivre pour rencontrer les militants. Le oui triomphera ».

Abondant dans le même sens, le ministre Abdrahamane Sylla, secrétaire politique adjoint du Rpm sonne la cloche de la mobilisation. « A partir d’aujourd’hui, la mobilisation sera encore plus forte jusqu’à la fin de 2018 », a-t-il prévenu. Le ministre des Maliens de l’extérieur est convaincu qu’il y a des gens qui savent qu’ils accéderont plus au pouvoir par les urnes. Ainsi, dit-il, ils tentent de s’emparer du pouvoir par la force. « Désormais toute personne qui va enfreindre aux règles de liberté le payera de toute la rigueur de la loi ».

A noter que la rencontre qui a été animée par Me Baber Gano, Abdrahamane Sylla et Hamadoun Konaté, secrétaire politique du Rpm, a enregistré la présence de Soumeylou Boubèye Maïga, Bakary Koniba Traoré, les ministres Amadou Koïta (jeunesse), Arouna Modibo Touré (Communication), Mohamed Ag Erlaf (Education) et N’Diaye Ramatoulaye Diallo et de nombreux militants dont certains très agités.
Daouda Konaté
mali24

Source : aBamako

aBamako