Oumar Mariko, Président du Parti Sadi : Un populiste qui prêche dans le désert

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Un des enfants terribles de l’opposition politique, le Dr Oumar Mariko, député élu à Kolondièba est encore sur ses grands chevaux pour inciter à la haine et à la révolte.

Instrumentalisé en 1990-1991, par les acteurs du mouvement démocratique pour diriger les élèves dans la rue aux fins de chasser GMT Moussa Traoré du pouvoir depuis 23 ans, Mariko n’a jamais digéré son exclusion pour caractère d’agitateur. A l’allure de récupérer les militants par tous les moyens, voici un monsieur qui ne grandit jamais. Refusant de sortir de son carcan de bouillant leader estudiantin, l’honorable toujours candidat malheureux à la course pour Koulouba, confond balafon et plafond. On l’avait bien dit en son temps, que la plus grande erreur de la démocratie Malienne a été de faire siéger les Élèves et Étudiants au sein du gouvernement, en la personne du Camarade

Oumar Mariko qui se croyait un demi Dieu. On était tous étudiant en ce moment, mais je suis restée perplexe par ce fait que je n’ai jamais vu dans l’histoire des démocraties contemporaines, d’où la politisation et l’instrumentalisation de l’École Malienne qui bat les ailes depuis plus de deux décennies. Vendredi dernier, lors de la conférence de presse des députés de l’opposition par rapport à l’arrêt de la Cour Constitutionnelle sur la révision constitutionnelle, Mariko s’en est pris au Chef de l’Etat dans une maladresse absurde.

A comprendre ses propos, l’enfant de Kolondièba a manqué le Président de la République : « Le Président aime qu’on lui fasse plaisir. Si IBK respecte le peuple, il doit retirer ce projet de constitution. S’il ne le retire pas, ça veut dire qu’il ne respecte pas la Constitution. Il doit avoir raison garder ». Comme disait un autre baron du groupe parlementaire VRD (Vigilance Républicaine Démocratique), « la majorité présidentielle a la mémoire courte ». Et bien, que dit le Dr Oumar qui a soutenu un coup d’Etat en 2O12, sachant bien que le coup d’Etat militaire est un crime imprescriptible. C’est la Constitution qui le dit. En son temps, c’est lui qui a mobilisé les gens pour empêcher que l’avion des émissaires de la CEDEAO atterrisse à l’Aéroport International de Bamako-Senou. Aujourd’hui, c’est ce même perturbateur qui essaie de donner des leçons à IBK, un Président incompris et qu’on a toujours voulu piéger, vu que tout le Mali a été piégé. Monsieur l’agitateur, cherche autrement à te faire populaire. Décidément cet homme est dangereux. Au Mali, on sait qui est qui. A notre avis, Mariko prêche dans le désert, lui qui n’a jamais été politiquement stable. Il a toujours transhumé soit dans l’opposition ou dans la majorité, manquant toute personnalité. Ce n’est pas en disant ce qui plaît à l’oreille des gens qu’on peut tromper le peuple. Opposition ne veut pas dire sauter sur la meilleure occasion a chaque fois que l’aubaine se présente, mais lutter pour le peuple et défendre les intérêts couches vulnérables de la société et non la notre. Notre opposition n’a pas porté fruit pendant 23 ans et doit changer de méthode pour l’avènement d’une vraie démocratie. Inciter les jeunes a battre le pavé n’est pas la solution, nous avons besoin de concret sans verser de sang car les martyrs d’antan semblent être morts pour rien. Nous ne voulons plus de vendredi noir au détriment du peuple.

La Rédaction

Source : aBamako

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