Emploi et formation professionnelle : Echanges avec les PTF sur la feuille de route du département

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Son budget de réalisation se chiffre à 9 milliards de Fcfa sur lesquels sont disponibles 7 milliards de Fcfa. Les partenaires sont sollicités pour le financement du gap

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, a présidé, hier à Maeva palace, une rencontre d’échange avec les partenaires techniques et finances (PTF) sur la feuille de route de son département et son plan d’actions.

Le coût de réalisation de cette feuille de route est estimé à 9 milliards de Fcfa sur lesquels sont disponibles 7 milliards de Fcfa. Il s’agissait de solliciter le soutien des PTF pour financer le gap. Ce qui permettra, selon lui, d’atteindre l’objectif de création des 200 000 emplois que le président de la République a promis de réaliser durant son mandat. Cette feuille de route, selon les organisateurs de cet événement, tient compte des besoins spécifiques du marché de l’emploi dans notre pays.

Elle a été élaborée à la suite de rencontres entre le patron de la formation professionnelle, les organisations de la société civile (OSC), le secteur privé, les partenaires sociaux et les chambres consulaires. Ces entretiens ont permis le recueil des besoins et des inquiétudes des acteurs publics et privés en termes de création d’emplois et de formations qualifiantes pour les secteurs à haute intensité de main-d’œuvre. Les propositions ont été formulées en une douzaine de recommandations environ. Celles-ci sont toutes entrées dans la conception de cette feuille de route qui a été déclinée en plan d’actions.

Décomposé à son tour en 12 axes stratégiques, quatre objectifs et 119 activités. En termes d’objectifs, il s’agira, par exemple, d’améliorer la gouvernance du marché de l’emploi.
« En décidant de partager avec vous (PTF) la présente feuille de route, nous avons souhaité», dira le ministre de l’emploi, «bénéficier de votre accompagnement pour sa mise en œuvre qui nous permettra de donner de l’espoir à de nombreux jeunes à travers des activités agro-sylvo-pastorales et des travaux à haute intensité de main-d’œuvre. » Pour lui, la mise en œuvre du plan permettra surtout d’éviter à de nombreux jeunes, notamment ceux du nord et du centre du pays, de sombrer dans l’extrémisme violent et d’échapper à l’influence des djihadistes.

En attendant les discussions qui devraient les éclairer davantage sur les tenants et aboutissants de cette route et son plan, les PTF ont estimé que la tenue de cette rencontre d’échange rompt la barrière entre eux et le département en charge de la création d’emploi et de la formation professionnelle. « En invitant les partenaires, le département leur offre une bonne base pour échanger sur les préoccupations », a apprécié Ismailla Allasane le représentant du chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de la formation professionnelle. Il pense que le gap à rechercher n’est pas excessif. « Il s’agit de démontrer la pertinence des actions à mener. Si les partenaires sont convaincus de leur pertinence, il n’y a pas de raison à ce que les uns et les autres n’y contribuent pas », a-t-il argumenté, comme pour rassurer de l’accompagnement des PTF qu’il représente.

Source : aBamako

aBamako