EUTM : Le Général Belge Bart laurent prend les commandes

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Il remplace son compatriote, le général Peter Devolaere, qui a fait 7 mois à la tête de la Mission d’entrainement de l’Union européenne
au Mali

Après 7 mois de commandement à la tête de la Mission d’entrainement de l’Union européenne au Mali (EUTM), le général Peter Devolaere vient de passer le commandement au général de brigade Bart Laurent. Ils sont tous deux de nationalité belge. La cérémonie s’est déroulée hier au quartier général de l’EUTM installé à l’hôtel Nord-Sud. Parmi les invités, on notait le chef d’Etat-major particulier du président de la République, le général de brigade Oumar Dao, le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Alain Holleville et le chef d’Etat-major général des Armées, le général M’Bemba Moussa Kéïta.
Cette passation de commandement a été marquée par la remise d’une médaille de soutien à la politique nationale européenne commune de sécurité et de défense et des certificats de reconnaissance aux forces de défense et de sécurité maliennes et à deux diplomates européens. Ensuite, le commandant sortant de l’EUTM a remis le fanion à son successeur dans une atmosphère à la fois empreinte d’émotion et de convivialité. Le nouveau commandant, dont la mission prendra fin en janvier 2018, dirige désormais une troupe de 576 éléments.
Dans une interview accordée à la presse, le général Bart Laurent a soutenu que les Forces armées maliennes (FAMAS) deviennent de plus en plus efficaces et propriétaires du processus de lutte contre le terrorisme. Il a, par ailleurs, assuré que l’EUTM continuera à appuyer davantage les FAMAS dans la lutte contre le terrorisme et l’opérationnalisation des structures du G5 Sahel. « Nous allons aider les autorités maliennes à installer et à équiper le nouveau bâtiment du G5 Sahel à Bamako et à Sévaré et appuyer les écoles militaires », a déclaré le général Bart Laurent.
Rappelons qu’à la demande du gouvernement et sur la base de la résolution 2085 du Conseil de l’ONU, la Mission d’entrainement de l’Union européenne est présente au Mali depuis février 2013. Elle a une mission non exécutive et non opérationnelle.
C’est à dire que les militaires de l’EUTM Mali ne participent pas aux opérations de combat contre le terrorisme aux côtés des Forces armées maliennes. Cependant, elle leur permet de prendre plus en plus de responsabilités au sein de leur propre système de formation, d’entrainement et de piloter la réforme militaire de notre pays avec succès. Cette réforme s’effectue en 4 phases: le modelage, la décentralisation partielle, totale et le transfert d’autorité. L’EUTM Mali apporte aussi son expertise au ministère de la Défense, aux FAMAS, aux commandements militaires des régions militaires dans le cadre de la mise en place des réformes structurelles orientées par la Loi de programmation militaire.
De février 2013 à aujourd’hui, la Mission a formé 101.196 éléments de nos forces de défense et de sécurité. Les bataillons entrainés et formés sont appelés «Waraba», «Suigi», «Balanzan», «Debo», «Elou» et «Al Farouk». Compte tenu de la situation sécuritaire du pays, elle a prolongé son mandat jusqu’en mai 2018.

Sidi Y. WAGUE

Forces de sécurité : LA NECESSITE D’UN LIEN DE CONFIANCE AVEC LES POPULATIONS

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec l’appui du projet PANAROMA-CORSEC de l’Union européenne (UE), a organisé, hier au Centre Maeva palace, un atelier de réflexion pour l’amélioration du lien de confiance entre les forces de l’ordre et la population civile.
L’ouverture de la rencontre a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Aser Kamaté, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne, Alain Holleville.
Ce projet, d’une durée de 18 mois, est financé à hauteur de 5 millions d’euros, soit un peu plus de 3,2 milliards de Fcfa par l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (ICSP) de l’UE.
L’atelier crée un cadre de concertation et d’échange entre acteurs significatifs des forces de sécurité et de la population civile pour débattre des préoccupations et accorder certains points de vue. Il s’agit aussi de faire des propositions de solutions sur des thématiques identifiées, d’assurer une compréhension commune et partagée des rôles et responsabilités, de développer une gestion concertée du secteur de la sécurité, d’adapter les capacités des forces de défense et de sécurité à un contexte sécuritaire évolutif. Enfin, il faut aussi asseoir un processus de recrutement plus ouvert.
L’objectif principal de cet atelier, selon le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile est de contribuer à renforcer les institutions chargées de la sécurité publique et du respect des lois, en particulier la police, la gendarmerie, la garde nationale.
L’atelier de réflexion s’inscrit pleinement dans la volonté du ministère en charge de la Sécurité, d’élaborer un document cadre définissant les priorités et les orientations du département pour l’amélioration des relations de confiance, entre la société civile et les quatre forces relevant du ministère, a -t-il précisé.
« La rencontre entend aussi proposer une sérié de recommandations qui serviront de base à l’élaboration du document de mon département sur la question », a expliqué Aser Kamaté.
Dans son intervention, l’ambassadeur Alain Holleville a expliqué que l’objectif de PANAROMA-CORSEC est de renforcer les institutions chargées de la sécurité publique et du respect des lois, en particulier, la police, la gendarmerie, la garde nationale, la protection civile, par la création de structures, permettant une meilleure gestion des crises et par un travail accru de pédagogie et de transparence auprès de l’opinion publique. L’amélioration des relations entre la population civile et les forces de sécurité de l’Etat se trouve au cœur des réformes du secteur de la sécurité, a relevé le diplomate.
A en croire l’ambassadeur, le projet PANAROMA-CORSEC s’inscrit dans la stratégie Sahel de l’UE, adoptée en mars 2011 et pour laquelle l’Union s’engage, aux côtés des autorités maliennes, à soutenir les efforts accomplis dans le domaine de la sécurité et à assurer un lien plus étroit entre sécurité et développement.

Djénébou TRAORé

Source : aBamako

aBamako