Fusillade du 12 juillet à Gao : Gao Lama Borey réclame justice

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L’Association Gao Lama Borey exigé que justice soit rendue aux victimes de la fusillade du 12 juillet 2016 à Gao, lors de la marche de protestation contre les autorités intérimaires. Elle l’a dit au cours d’une conférence de presse mardi.

Le président de Gao Lama Borey Bamako, Abdel Kader Maïga, a décrit la fusillade du 12 juillet 2016 à Gao, lors de la marche de protestation contre les autorités intérimaires ou des jeunes ont été tués.

Pour lui, malgré les larmes de crocodile versées et des humeurs pitoyables, aucune promesse n’a été tenue jusqu’à nos jours. Mieux, pendant que l’Etat malien donne des centaines de millions pour un forum à Kidal, les familles des défunts et les 41 blessés dont une dizaine dans des situations graves, n’ont reçu de l’Etat malien que 2 millions de F CFA.

Quel mépris s’insurge-t-il. « Le ministre de la Justice avec un ton faussement sérieux, avait promis une enquête diligente pour situer les responsabilités. A ce jour, nous n’avons aucun retour de sa part », explique-t-il..

Les responsables de l’association sont arrivés à la conclusion que le gouvernement malien est non seulement partial, mais aussi n’a aucune volonté de rendre justice aux victimes.

Elle réaffirme son engagement ferme à poursuivre ce combat jusqu’au bout quel qu’en soit le prix.

Par ailleurs, l’association dénonce le peu de représentativité des Noirs dans la statistique de l’accord pour la paix et la réconciliation. Le président Maiga, pense que l’heure est arrivée où toute la communauté Songhaï et alliés doivent mettre leurs différends, intérêts individuels et partisans de côté pour définitivement prôner l’intérêt collectif, de la communauté.

Selon Me Ibrahim Ikassa, l’association n’est pas en mesure de comprendre comment on s’aventure à tenir un référendum, sans aucunement s’assurer que les citoyens connaissent les changements à opérer, mais aussi et surtout qu’ils puissent librement exprimer leur vote.

« On a chanté que l’Etat serait à Kidal le 20 juin dernier, mais on a fini par déchanter », a-t-il dit.

Ibrahima Ndiaye


Source : Africatime

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