Le conflit au Mali s’étend au Burkina Faso et au Niger (ONU)

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Nations unies - Le conflit au Mali s'étend désormais au Burkina Faso et au Niger, avec une forte augmentation des attaques de groupes extrémistes dans les régions frontalières ces derniers
mois, a averti jeudi le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas.

"Au Sahel, l'instabilité persistante au Mali se fait sentir jusqu'au Burkina Faso et au Niger, avec des attaques mortelles dans les zones frontalières", a déclaré M. Chambas devant le Conseil de sécurité de l'ONU, mentionnant particulièrement les provinces du nord du Burkina Faso et les
régions de l'ouest du Niger.

La région de Liptako-Gourma, à la frontière entre Mali, Burkina Faso et
Niger, "a connu une expansion significative des violences et des activités
terroristes au cours des derniers mois, y compris des attaques
transfrontalières coordonnées contre les postes de sécurité et le pillage de
communautés aux frontières", a-t-il ajouté.

Trafiquants de drogue, trafiquants d'êtres humains et marchands d'armes passent les frontières, établissant une présence provisoire avant de se déplacer vers de nouvelles zones, a expliqué M. Chambas.

Le Conseil de sécurité a adopté le mois dernier une résolution saluant le
déploiement d'une force conjointe de 5.000 hommes des pays du G5 Sahel
(Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) pour combattre les jihadistes
dans la région.
Mais le Conseil de sécurité n'est pas allé jusqu'à mettre cette force G5
Sahel sous mandat de l'ONU, les États-Unis s'inquiétant des obligations de
financement par l'ONU que cela aurait engendré.
Mohamed Ibn Chambas a toutefois souligné que les pays du Sahel ont besoin
de "davantage de soutien" pour faire face à des menaces sécuritaires
grandissantes.
L'ONU compte 12.500 soldats et policiers dans la région au sein de la
Mission des Nations unies au Mali (Minusma), considérée comme la mission de
maintien de la paix la plus dangereuse du monde en raison du grand nombre
d'attaques dont elle fait l'objet.
Avec la force Barkhane, la France dispose également de 4.000 soldats qui
luttent contre les jihadistes au Sahel.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes
jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par une intervention
militaire internationale lancée en 2013 à l'initiative de la France.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes,
françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré l'accord
de paix.
cml/kal/sha

Source : aBamako

aBamako