Me Kassoum Tapo : «Quelle que soit la grogne sociale autour de cette révision constitutionnelle, le référendum se tiendra»

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La salle de réunion du ministère du Commerce a abrité le point de presse habituel du ministre Abdoul Karim Konaté, porte-parole du gouvernement, dont l’objectif est d’expliquer à l’opinion publique nationale et internationale les projets de lois adoptés par le conseil des ministres.

Instauré il y a quelques mois par le gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maïga, le point de presse consécutif au conseil des ministres a eu le jeudi 6 juillet. Le porte-parole du gouvernement, le ministre Abdoul Karim Konaté, avait à ses côtés son collègue des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me. Kassoum Tapo, et Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Le porte-parole du gouvernement, Abdoul Karim Konaté, a, dès l’abord, détaillé les grandes questions inscrites à l’ordre du jour du conseil des ministres du jeudi 6 juillet 2017. Avant que son collègue des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, ne prenne la parole pour s’expliquer sur le renvoi en relecture du projet de loi de la révision constitutionnelle.

Selon le ministre Tapo, il ressort de l’examen du recours déposé par l’opposition parlementaire auprès des neuf sages de la Cour constitutionnelle, une nécessité de relecture du texte par les députés lors d’une session extraordinaire, qui sera convoquée par le gouvernement dans les prochains jours. Et Me. Tapo d’expliquer que s’agissant de la première branche du recours, la Cour constitutionnelle a estimé que l’intégrité de notre territoire n’est nullement atteinte aujourd’hui pour ne pas tenir un référendum. «Quelle que soit la grogne sociale autour de cette révision constitutionnelle, promet-il, il se tiendra».

Pour sa part, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a parlé du sommet du G5 sahel qui s’est tenu à Koulouba ce 2 juillet. Il a souligné que ce sommet a été une réussite totale pour le Mali. Rappelant dans la même foulée que le président français Emmanuel Macron, qui était d’ailleurs l’invité d’honneur du sommet, a fait une contribution de taille en plus de celle de l’Union européenne.

Par ailleurs, le ministre Diop a noté que la force du G5 Sahel comportera 5000 éléments des pays concernés. Elle aura un mandat d’un an, mais renouvelable, a-t-il précisé. Cette force viendra en appui aux autres forces qui opèrent déjà sur le terrain, a déclaré M. Diop. La contribution du Mali, ajoutera-t-il, est de plus de 6 milliards de nos francs. Rappelons que l’état-major général du G5 Sahel sera basé à Sévaré dans la région de Mopti.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

Source : aBamako

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