Clarification de madame Keita Fatoumata Sissoko, présidente par intérim de la CAFO : « Depuis qu’elle est nommée ministre, madame Traoré Oumou Touré a quitté la tête de la Cafo »

46

Depuis le 26 juin 2017, la présidente par intérim de la CAFO a été désignée lors de l’assemblée générale de ladite structure pour gérer les affaires courantes. Cette information a été donnée aux hommes de médias à la faveur d’une conférence de presse tenue le mercredi 12 juillet 2017 à la Maison de la presse. Animée par le bureau exécutif national de la coordination des associations et ONG féminines du Mali(CAFO) à travers sa présidente par intérim, Mme Fatoumata Sissoko. Elle était entourée de plusieurs membres du bureau exécutif national. L’objectif était de mettre fin à l’intox qui gagne du terrain en éclairant la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur la situation réelle qui prévaut à la CAFO.

Cette conférence de presse a été l’occasion de couper court aux rumeurs selon lesquelles la CAFO est toujours dirigée par madame Traoré Oumou Touré ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, précédemment à la tête de la faitière féminine. Son ancien poste est depuis lors vacant en attendant de nouvelles élections.

Mme Keita Fatoumata Sissoko a apporté un démenti formel à cette allégation voire intoxication qui rapporte que le poste de la présidence n’est pas vacant. Elle a été désignée lors de l’assemblée générale de la coordination des associations et ONG féminines du Mali pour gérer les affaires courantes, c’est-à-dire assurer l’intérim. Selon la présidente par intérim, aucun texte de la CAFO ne dit qu’après la nomination d’un membre de la faitière à un autre poste qu’il doit démissionner. Toutefois, par son esprit d’équipe et par respect pour sa personne, madame Traoré Oumou Touré, dès qu’elle a été promue ministre, a quitté son poste de présidente de la CAFO. La présidente par intérim a ajouté que les militantes de la faitière sont habituées à cela. A l’approche de chaque élection, il y a certains membres qui font des agissements pour créer une crise où elle n’existe pas du tout. Elle poursuivra que la plupart des membres qui s’agitent ne sont même pas à jour dans le paiement de leurs cotisations. Leur motivation est connue. Vous savez quoi ? Elles veulent être membres de la commission de conciliation. Voici la vérité. Madame Keita a rappelé que quand la présidente d’alors était partie à Dakar, c’était le même scénario.

Elle a déploré l’attitude de ces détractrices qui sont allées jusqu’à écrire à certains partenaires de ne plus financer les activités de la CAFO. C’est couper la branche sur laquelle on est assis soit même. C’est l’esprit de « l’examen de Bougouni ».

Selon le document remit à la presse,la rencontre d’information sur la situation de la CAFO a pour finalité, l’apaisement du climat social et le renforcement de la cohésion entre les femmes du Mali.

La porte-parole des coordinatrices régionales de la CAFO, madame Touré Kadidia rappellera que la CAFO a été créée en 1992.Qu’elle est démocratique, apolitique et est d’utilité publique. La CAFO reste crédible malgré l’intox. Elle a ajouté que la CAFO ne se limite pas seulement à Bamako, qu’elle est présente dans toutes les régions du Mali et ailleurs. D’après elle, les femmes sont contre la démission de la présidente de la tête de la structure.

A l’endroit des dissidentes, elle réaffirme que la CAFO n’a pas de problème et quand on ne paye pas sa cotisation, on perd son droit à la parole.

La porte-parole révèle que madame Traoré Oumou Touré a élargi la CAFO tant de l’intérieur que de l’extérieur du Mali. C’est grâce à elle, poursuit-elle que plusieurs femmes rurales ont su qu’il y a une journée mondiale qui leur est dédiée le 8 mars « journée mondiale de la femme ».

« Toute femme digne de la CAFO n’a pas le droit de faire la guerre pour la responsabilité confiée à la présidente pour la promotion de la paix, de la réconciliation au Mali », a-t-elle déclaré.

A la croire, il n’y a pas une seule femme à la CAFO qui n’a pas suivi une formation.

Cette rencontre avec les journalistes a permis de savoir que du début de cette crise à la date de la conférence, plus de 103 associations féminines avec leur récépissé ont versé leurs cotisations.

Les femmes viennent à la CAFO avec des idéaux propres selon une responsable de la CAFO.

Rappelons que la CAFO regroupe plus de 3000 associations et organisations féminines en plus de plusieurs centres. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national en bamanankan.

Mamadou SISSOKO

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here