Incertitudes politiques à l’Adema : Le parti tire-t-il vers son déclin?

10

Le Parti africain pour la solidarité et la justice va-t-il vers le déclin ? On est bien tenté de répondre à cette question par l’affirmative. Jadis rayonnant comme les rayons de soleil sur son logo aux couleurs rouge et blanc, le parti politique créé en 1992 par des opposants au régime du président Moussa Traoré connaît des moments difficiles.

A l’approche de 2018, année pour une nouvelle élection présidentielle au Mali, les abeilles, comme on les appelle, traverse de sérieux problèmes en leur sein. Les législatives de 2013 et les communales de 2016 n’ont pas été un succès pour ce parti, même si le parti a su se faire une place au soleil grâce à son engrange sur l’échiquier politique national.

Le président de ce parti et certains membres du comité exécutif sont dans le viseur de certains camarades du parti. Toute chose qui fait qu’ils évoluent sur une corde raide. Après une période de communion et de connivence avec les militants et cadres du parti, Pr Tiémoko Sangaré marcherait-il désormais sur des œufs ?

La question mérite son pesant d’or. Pour la simple raison qu’à l’approche des joutes électorales de 2018, des militants de ce parti, surtout des jeunes, commencent à se laisser influencer par le nerf de la guerre, en complicité avec certains barons du parti. Oui, ils sont prêts à user de tous les moyens pour semer le doute dans la tête des militants de leur parti via les réseaux sociaux et par une certaine presse. Mais comment expliquer que des militants qui, dans un passé récent, ont porté leur choix sur les membres de ce comité exécutif, puisse le vilipender aujourd’hui. Pour comprendre cela, il suffit de se référer aux articles de presse pour mieux comprendre. En effet, certains barons qui, dans un passé récent, ont joui des avantages du parti sous le régime Alpha Oumar Konaré, sont aujourd’hui devenus des pires ennemis.

Pour la simple raison qu’ils ne sont plus les invités de marque, des grands salons dorés du pays. Cela s’est empiré depuis la nomination du Pr Tiémoko Sangaré comme ministre des Mines. Belle occasion pour ces détracteurs, de lui enfoncer le clou, en le traitant de tous les noms du diable. Mais qu’à cela ne tienne, il urge pour les détracteurs du président du parti des abeilles et certains de ses proches camarades, de se ressaisir.

Pour la simple raison que ce comité exécutif présidé par le Pr Tiémoko Sangaré, est en mission sur avis favorable des militants qui ont donné leur quitus à ce comité au dernier congrès du parti. En plus, qu’ils sachent que leur président achèvera son mandat et partira, mais le parti demeurera. Il serait donc plus sage pour les détracteurs du président et de certains de ses collaborateurs qu’ils mettent un peu d’eau dans leur vin. Car l’Adema étant un parti très bien structuré, il urge pour eux de passer par les canaux comme les retraites politiques de leur parti, les conférences de sections ou régionales, pour exprimer leur désaccord. Cela, afin de laver le linge sale en famille, sinon cette démarche, pour laquelle les frondeurs du parti ont opté, fragilise plus leur parti plutôt que leur président. Car, manifestement, s’ils n’entendent plus continuer à faire de la figuration ou jouer les seconds rôles au sein de leur parti, qu’ils acceptent alors d’aller en compétition selon les textes qui régissent leur formation politique. Cela grandira plus le parti plutôt que de songer à leur intérêt personnel dévastateur.

Paul N’GUESSAN

Source : aBamako

aBamako