Cabale contre la ministre Traoré Oumou Touré : Les frondeuses de la Cafo dans l’illégalité

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Des membres du bureau exécutif national, élus lors du dernier congrès de la Cafo depuis 2008, en réclamant la démission de la présidente, Mme Traoré Oumou Touré, appelée à la fonction ministérielle, étalaient leurs méconnaissances des textes de la faîtière en vigueur. Ceux-ci ne l’exigent nulle part.

Depuis quelques semaines, une minuscule bande de femmes membres du bureau exécutif national de la Cafo somme Mme Traoré Oumou Touré, présentement ministre de la Promotion de la femme, de l‘Enfant et de la Famille, de rendre son tablier à la  tête de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo) et de ne plus s’ingérer dans la gestion des affaires de cette faitière. Et envisage d’organiser une assemblée générale courant mois d’octobre.

Des rencontres aux conférences, puis au projet de marche de protestations, Mme Mariko Mah Coulibaly, 2e  secrétaire administrative du bureau exécutif national, Mme Diallo Awa, 2e secrétaire à la santé et au développement social, Mme Fanta Sangaré, secrétaire aux relations extérieures, Yaye Malon Diawara, secrétaire à l’éducation et à la culture, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, trésorière générale adjointe, et Nana Coulibaly, secrétaire aux affaires économiques, à la tête de ce groupuscule de femmes frondeuses, arguent que :  “Depuis le 11 avril 2017, date de sa nomination en qualité de ministre de la République, Mme Traoré Oumou Touré devrait faire une passation de pouvoir conformément aux textes statutaires et règlementaires de l’organisation. De cette date à maintenant, elle n’a ni rencontré les membres du bureau exécutif national, ni présenté sa lettre de démission”.

Mais, il s’avère que toutes ces manœuvres sont une cabale contre la ministre Traoré Oumou Touré. Dès après sa nomination, Mme le ministre Touré a entrepris des actions, témoignant de sa bonne foi à ne pas s’éterniser à la tête de la Cafo.

En effet, le 17 avril 2017, lors d’une réunion de félicitations et de reconnaissance aux femmes de la structure, elle a bien signifié à ses camarades qu’elle n’est ministre pour la Cafo, mais pour toutes les femmes du Mali. Ce qu’elle a réitéré à la grande rencontre du 6 mai 2017 au Grand hôtel de Bamako, sur le partenariat entre les OSC féminines et le ministère de la Promotion de la femme de l’Enfant et de la Famille.

Par ailleurs, Mme Traoré Oumou Touré a été raisonnable en faisant une procuration pour désigner une intérimaire qui va gérer les affaires courantes de la Cafo et prendre des dispositions pour organiser une assemblée générale.

A ces actions s’ajoutent celles liées au processus de mise en place des démembrements, de la base au sommet, qui est le Bureau Exécutif.

Si pour ces frondeuses, d’ailleurs incapables d’acquérir un nombre important de camarades à leur cause, Mme Traoré Oumou Touré doit démissionner, celles-ci  sont en train de violer les textes qui régissent la Cafo. Car, nulle part, les textes de la Coordination n’exigent une démission de la présidente de son poste quand elle est appelée à d’autres fonctions, comme, par exemple, en politique.

Aussi, avant qu’il n’y ait une AG et le renouvellement du bureau exécutif national, il faudrait que les démembrements de la structure soient mis en place. Ce qui est d’ailleurs en cours et dédouane l’ex-présidente Touré de toute intention de prise en otage de la Cafo.

Qu’elles veuillent ou pas, les frondeuses doivent rester derrière les textes de la structure et, au besoin, en faire une relecture pour s’approprier leurs contenus. Elles doivent aussi attendre les remembrements  des structures de base, si elles prétendent prendre les rênes de la CAFO.

Alpha Mahamane Cissé


Source : Maliweb

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