Plateforme « An Tè, A Bana »: Encore dans la rue pour demander le retrait du projet de la révision constitutionnelle

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La Plateforme «An Tè, A Bana » a encore marché le samedi 15 juillet 2017, pour demander au Président de la République Ibrahim Boubacar Keita de retirer tout simplement son projet de Révision de la Constitution du 25 février 1992 adopté par 111 députés sur 147 au début de mois de juin passé. Des milliers de personnes sont sorties massivement pour participer à cette marche qui a débuté à la place de la liberté, passant par le monument de l’Indépendance, pour prendre fin à la bourse du travail.
Révélons que cette marche a enregistré également la participation de plusieurs leaders de partis politiques de l’opposition. Parmi lesquels on peut citer, le chef de fil de l’opposition, honorable Soumaila Cissé, président de l’URD ; Tiébilé Dramé du PARENA ; Zoumana Sacko de CNAS-Faso Héré ; Honorable Amadou Thiam d’ADP-Maliba ; Mamadou Oumar Sidibé du PRVM-Fasoko ; Daba Diawara du PIDS ; Modibo Sidibé du FARE, et bien d’autres.
Ce que nous pouvons retenir lors de cette marche de la plateforme à travers les différentes interventions, c’est qu’ils ont demandé au président de la République de retirer son projet de la Révision constitutionnelle. Dans la déclaration lue par l’honorable Amadou Thiam, la plateforme dit que leur lutte est celle du peuple malien pour la dignité, la justice sociale et la démocratie.
Et d’avancer que la marée humaine qui est sortie est le témoignage éloquent de la détermination des forces vives du Mali à combattre le mépris, l'arrogance, l'autisme et les tentatives d'instaurer dans notre pays un pouvoir personnel rétrograde. « La mobilisation de ce jour est un autre signal fort, très fort, un carton rouge au président de la République, au Gouvernement et au Ministre de la Réforme de l'État qui sont allés chercher à l'étranger une Constitution qu'ils voudraient substituer à celle adoptée par le peuple souverain du Mali au lendemain de la conférence nationale de toutes les forces vives du pays! », a-t-il annoncé.
«Monsieur le président, votre constitution n'est pas la constitution du peuple, retirez votre projet, renoncez à cette révision constitutionnelle! », a-t-il estimé. Avant de dénoncer l’insécurité qui réside au nord, au centre et au sud ; les morts des soldats et civiles chaque jours en crescendo au nord et au centre; la fermeture de plus de 500 écoles dans la partie septentrionale de notre pays.
Seydou Karamoko KONE

Source : aBamako

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