Transparence dans les industries extractives : «Le Mali se porte bien au sein de l’ITIE», dixit Mme Fatoumata Traoré

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La Secrétaire permanente de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)-Mali, Mme Fatoumata Traoré rassure : «Le Mali se porte bien au sein de l’ITIE, il ne sera pas non plus exclu».

Deux mois après sa nomination à la tête de l’ITIE-Mali, en tant que Secrétaire permanente, Mme Traoré vient d’animer une conférence de presse assez édifiante. C’est pour faire la présentation des missions et de sa nouvelle équipe et des résultats qu’elle a obtenus en deux mois seulement d’exercice à la tête de cette structure. C’était le samedi 15 juillet dernier dans les locaux de la structure.

Rôle et avantages de l’ITIE

L’ITIE à laquelle le Mali est adhéré depuis courant 2006 est une norme mondiale visant à promouvoir une gestion transparente, ouverte et responsable des ressources naturelles telles que le pétrole, le gaz, les métaux et de tout autre minerai d’un pays. Il s’agit, en fait, de s’assurer que les richesses issues de ces ressources profitent bien à tous les citoyens.

Les avantages d’une telle structure pour un pays comprennent un meilleur climat d’investissement grâce à un signal clair aux investisseurs et institutions financières internationales spécialisées indiquant que le Gouvernement s’engage à plus de transparence. Elle contribue également à renforcer la responsabilité et la bonne gouvernance ainsi que qu’à promouvoir une plus grande stabilité économique et politique.

Des actions menées

Selon Mme Fatoumata Traoré, ses activités réalisées depuis son arrivée au Secrétariat de l’ITIE-Mali ont permis au Mali de faire de progrès notables.

Entre autres activités, elle a parlé du dialogue permanent entre le Mali et le Secrétariat International de l’ITIE, de la redéfinition du cahier des charges du personnel de l’ITIE et le recrutement de 4 cadres supplémentaires et leur dotation en outils de travail, du diagnostic institutionnel et organisationnel du Secrétariat permanent et de la production d’une note d’analyse assortie des tâches urgentes à mener par le Secrétariat avec des deadlines.

A ces activités s’ajoutent la diffusion du Rapport de validation sur le Mali du 24 mai 2017 et l’élaboration du plan d’actions de 14 mesures correctives à mettre en œuvre d’ici au mois de novembre 2018, la redynamisation du partenariat avec la GIZ, la Banque Mondiale, l’UE et, éventuellement, le FMI, etc.

Des visions

Comme vision principale, la Secrétaire permanente de l’ITIE-Mali entend faire du Mali un pays leader dans la mise en œuvre du processus de l’ITIE et maintenir sa conformité avec la Norme internationale et accroitre la visibilité et la capacité d’actions des organes de l’ITIE pour une meilleure Gouvernance des revenus issus du secteur extractif. Aussi, il s’agira de faire connaître l’ITIE par l’ensemble de la population malienne et son rôle dans la gestion des ressources tirées de l’exploitation minière, pétrolière et gazière.

Le Mali 100% solide au sein de l’ITIE

Répondant aux préoccupations des Hommes des médias, Mme Traoré a fait comprendre que le Mali se porte bien au sein de cette structure internationale, comme l’atteste la Lettre du 7 juin 2017 du Président de l’ITIE, Fredrik Reinfeldt, à la suite du Conseil d’administration du 24 mai 2017. Dans cette lettre, il a été précisé que le Mali a accompli des progrès significatifs dans la mise en œuvre globale de la Norme 2016 de l’ITIE.

«J’aimerais saisir l’occasion pour féliciter le Gouvernement du Mali ainsi que les collèges des entreprises et de la société civile d’avoir persisté dans la mise en œuvre de l’ITIE, malgré un contexte difficile», a déclaré la Secrétaire permanente de l’ITIE-Mali. Et d’ajouter : «Le Mali ne sera pas exclu de l’ITIE ; seul le Conseil d’Administration peut le suspendre ».

Cyril ADOHOUN

Source : aBamako

aBamako