Application de l’accord d’Alger : Le Mouvement ‘’Tarata wulen’’ qualifie d’échec

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Le Mouvement « Tarata wulen » était face à la presse mardi dernier à la Bourse de travail de Bamako. La rencontre visait à informer l’opinion publique sur le concept Tarata wulen mais aussi de faire une brève analyse de la situation actuelle du pays.

La rencontre s’est déroulée en présence de Mamadou Sidibé, président du Mouvement équité nord-sud, M. Mamady Diarra, Méritocratie malienne, M. Boré Boubacar, président de Yèrèwoloton, Adama Ben Diarra, journaliste Ali24.

Dans la déclaration préliminaire, M. Mamadou Sidibé a expliqué que le concept ‘’Tarata wulen’’ et la préférence du mouvement pour la couleur rouge. Selon lui, le mouvement « Tarata wulen » est un cadre de veille citoyenne créé (à peine il y a 4 mois) par des Maliens et des Maliennes de tous bords.

C’est aussi, dit-il, une société civile renouvelée et libérée des influences étrangères ou étatiques partisanes, ayant pour couleur le rouge et ne sort que les mardis. A l’en croire, le choix porté sur le rouge, est tout simplement dû au fait que cette couleur symbolise la contestation et le sacrifice ultime à la mère patrie. « Nous avons également choisi les mardis comme jours de sortie pour réaffirmer notre attachement aux valeurs de la République et de la démocratie », ajoute-t-il.

Par rapport à la situation actuelle assez préoccupante du pays, le conférencier a indiqué que des échanges citoyens ont été menés par les membres de l’association depuis quelques semaines.

A ses dires, aux termes de ces rencontres, il a été conclu de manière unanime que malgré les manipulations médiatiques, les instrumentalisations politiques et diplomatiques, l’accord issu du processus d’Alger n’a ni favorisé l’unité, ni la réconciliation et ni la paix sociale au Mali. « L’application de l’accord a, au contraire, contribué à accentuer la fracture du tissu social malien, à travers des conflits communautaires et par l’imposition d’autorités intérimaires qui obligeront les victimes d’être administrées par leurs bourreaux », dénonce-t-il.

Sidibé a aussi dénoncé le comportement qui, en complicité avec la communauté internationale utilise la Minusma comme fusible pour une exploitation de nos ressources naturelles. Cela, déplore-t-il, avec une volonté affichée d’accélérer le processus de recolonisation du Mali en faisant main basse sur la haute administration et l’économie malienne.
« A cela s’ajoute, dit-il, l’impuissance avérées des autorités à résoudre les problèmes d’éducations, de santé, de chômage de jeunes, de sous emplois, de vie chère et de stabilité politique et institutionnelle », a souligné M. Sidibé.

C’est pourquoi, M. Sidibé, a au nom du mouvement ‘’Tarata wulen’’, exige à l’Etat malien de respecter et à faire respecter l’intérêt du Mali dans ses prises de décisions en tout lieu et en toutes circonstances.

Quant aux membres du mouvement, eux ils s’engagent à lutter pour que la justice devienne le socle de notre République et à éveiller les consciences, à organier les jeunes en acteurs légitimes pour la prise des décisions publiques équitables. « Pour mener à bien ces combats et sans faille pour un Mali Un et indivisible, Tarata wulen invite également tout regroupement ou individu, ayant ces mêmes objectifs, à rejoindre le mouvement », conclura M. Sidibé.

Boubacar Kanouté

Source : aBamako

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