Ménaka : Huit soldats maliens exécutés par les djihadistes

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La nouvelle de l’exécution de 8 des 29 soldats disparus dans la zone de Ménaka a été diffusée hier (17 juillet). Les corps des soldats ont été enterrés le même jour dans un village non loin d’Ansongo, selon des sources locales. Au moment où nous mettions sous presse, aucune confirmation n’avait été faite par les autorités maliennes.

Les victimes sont : le Sergent-Chef Diby Ag Intabindalt ; le 1er cavalier Djigui Camara ; le 1er cavalier Aly Ag Mohamed ; le 1er cavalier Aboubacar SM Diaby, le Sergent Abachar Ag Almou; le soldat de 1ere classe Djibrila Abdrahamane ; le soldat 2eme classe Mahamadou Alassane et en fin le 2eme classe Seydou Issa Maïga.

Ces soldats de l’armée régulière étaient portés disparus après une attaque de présumés djihadistes qui ont tendu une embuscade à leur convoi. Les faits se sont déroulés dans la localité d’Inkadagotan à 60 kilomètres de la ville de Ménaka, le 10 juillet dernier.

Deux soldats rescapés de l’attaque contre le convoi des 29 militaires avaient regagné leur base à Ménaka la semaine dernière et avaient donné des informations sur l’attaque. Mais pour l’instant, on ignore le sort du reste des membres du peloton qui est tombé dans l’embuscade.

Ces atrocités pourraient être l’œuvre de la branche malienne de l’organisation Etat islamique dirigée par Abou Walid Al-Sahraoui. Ce dernier avait écrit une lettre de menace contre le GATIA et le MSA, deux milices qui ont aidé à traquer des djihadistes dans la région de Ménaka avec l’aide des soldats de l’opération Barkhane.

Adnane Abou Walid al-Sahraoui est le nom de guerre de Lehbib Ould Ali Ould Saïd Ould Joumani. Né entre 1973 et 1979, ce trublion est un djihadiste sahraoui et non malien. Membre du Front Polisario, il rejoint ensuite les djihadistes et devient le premier chef au Sahel à faire allégeance à l’État islamique.

Soumaila T. Diarra


Source : Africatime

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