Les quatre raisons de l’échec du président IBK

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Militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), il a été le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle en avril et mai 1992. Après son élection, le nouveau président le nomme en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En novembre 1992, il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger.

En novembre 1993, il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Quelques mois plus tard, le 4 février 1994, le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en février 2000. Avec une telle carrière professionnelle bien remplie, qu’est ce qui explique l’échec du mandat de cinq ans du président IBK élu avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Soumaila Cissé aux élections présidentielles du 11 août 2013 (deuxième tour)?

1-).Le non-respect des règles élémentaires de la gestion de crise : savoir écouter et observer, mouiller le maximum de gens en mobilisant le peuple. Avec sa victoire électorale, il a constitué ses gouvernements successifs sans consulter son parti et ses divers alliés. Pire, comme toujours, il n’est pas accessible : il est dans une cloche de verre ou l’entourage ne l’enrichit pas ou ne l’obéit pas.

2-). Dans le processus de négociation d’Alger, il devait aller au peuple et avec le peuple. La diplomatie c’est le travail de coulisses mais qui n’est efficace qu’adosser à une victoire militaire, ou à un peuple solidaire de son souverain, ce qui n’était pas le cas d’IBK à Alger. C’est effarant que la communauté internationale ait balayé d’un revers de la main les recommandations de la société civile et de l’opposition malienne.

3-). Le président IBK fait confiance à la France plutôt qu’aux forces vives du pays alors que les occidentaux, par culture, ne craignent que les mouvements des masses.

4-). Pendant ces quatre années de gestion, le régime a laissé le peuple sur sa fin dans la lutte contre l’impunité et la gestion de la crise du nord d’une part, et la satisfaction des besoins élémentaires des populations d’autre part. Les grèves illimitées dans des secteurs sensibles ne sont qu’un aspect du désespoir du peuple.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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