Commissariat à la sécurité alimentaire: Zéro action préventive !

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Nous l’avions dit dans le temps que ce service rattaché à la présidence est inefficace et ça continue sans changement. Alors, que faire d’autres que redire encore qu’il ne possède d’aucune action préventive. On me dira que ce n’est pas son objectif. Alors, son objectif c’est quoi si ce n’est pas prévenir l’insécurité alimentaire ? On réfléchit souvent moins que les paysans, s’ils font recours à cet adage : « mieux vaut prévenir que guérir ». Les banques de céréales ne constituent pas des de la prévention, car, elles n’ont jamais stabilisé les prix des céréales sur le marché, encore moins dotées les populations d’un stock de sécurité. Elles ne sont bénéfiques que pour des coups politiques de propagande. Alors, la prévention est à quel niveau ? Pourquoi les semences sont distribuées sans jamais une évaluation de leurs impacts ? Aucun paysan sur terre n’utilisera une nouvelle semence en tant de crise en risquant toute sa production annuelle. Il ira prendre la semence chez son proche paysan de la même zone agro écologique.
Les mesures de sécurité alimentaire sont proches de mesures criminelles car elles sont basées sur des surfacturations déguisées lors des achats avec une perte sociale énorme. Exemple : Ils achètent le mil à 15000 FCFA/100Kg, au moment où sur le marché ce même sac doute 10.000 FCFA. En revendant à la banque de céréales à 10.000 FCFA, il y a zéro subvention car le commerçant peut l’acheter moins cher et encore revendre moins cher. Vous comprenez un peu l’astuce ? Ils vous diront que les banques céréales et toutes les actions sont gérées par les populations. Mais, demander leur, il s’agit de quelles populations ? Les nouveaux bourgeois créés à la suite de la décentralisation sont-ils complices des techniciens d’Agriculture et d’Elevage ? Aah ! Mon peuple, à quand le réveil et l’action ?
Actuellement, une bonne partie de la région de Mopti n’arrive pas à installer les semis à la fin du mois de juillet. Même si l’on pense que la pluviométrie a un effet additif (les climatologues me comprennent), faudrait-il attendre la fin de la campagne agricole pour venir avec quelques sacs qui se limitent aux chefs-lieux de communes et de cercles ? Non le Commissariat peut faire mieux que ces programmes d’appui au monde rural logés au Ministère de l’Agriculture qui servent à construire des villas en villes, des villas criminelles. Il peut faire mieux en offrant des stratégies mieux élaborées comme le Warrantage essayé par certaines ONG sans grands moyens. Ne faisons pas de la farce, mais un peu de sérieux si on veut atteindre la souveraineté alimentaire. Qu’en est-il des pluies provoquées ? En tout cas, au pays dogon, les femmes utilisent déjà leur mode de provocation de pluies, car, l’espoir n’est jamais attendu du côté de l’Etat qui ne protège plus même alimentairement.
Pour nous, le commissariat à la sécurité alimentaire ne doit pas faire cavalier tout seul. Il faut intégrer les stratégies pour être efficace. Les programmes morts nés du Ministère de l’Agriculture, les pluies provoquées qui viennent tard, les banques de céréales, les systèmes de maitrise d’eau… doivent être dans une politique nationale harmonisée de sécurité alimentaire sans mentir sur les statistiques à l’Institut d’Economie Rural (IER), au Ministère de l’Agriculture et autres. Les statistiques au Mali sont tellement « politisées » qu’aucune planification ne peut être faite convenablement.
Nous demandons vivement l’évaluation indépendante des actions du commissariat à la sécurité alimentaire en vue qu’il réoriente sa façon de faire, sinon le dissoudre. On n’est contre personne, mais on s’attaque aux systèmes de gouvernance pour contribuer.
Un jour, le commissariat à la sécurité alimentaire appartiendra au peuple !
SDF

Source : aBamako

aBamako

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