Hadj 2017 : Les premiers départs s’organisent

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De nombreux candidats au pèlerinage ont subi une semaine durant la formation nécessaire à un bon accomplissement du Hadj. C’était du 24 au 29 juillet à la Maison du Hadj située dans l’enceinte du Centre islamique d’Hamdallaye. La cérémonie de clôture a eu lieu samedi dernier dans l’auditorium de ladite structure, sous la présidence de Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, le ministre des Affaires religieuses et du Culte. Cette salle de 700 places avait fait le plein. Toutes les allées et vérandas adjacentes étaient occupées uniquement par des hommes. Quant aux dames, elles étaient installées dans le hall sur des nattes.

C’est devant des candidats au pèlerinage que le ministre Diallo a pris la parole, en langue nationale bamanankan, en commençant tout d’abord par les féliciter. Il a rappelé que l’accomplissement de ce cinquième pilier de l’Islam est un appel de Dieu. Pour cela, il a invité nos compatriotes à respecter toutes les consignes de sécurité qui sont données par les encadreurs. Aussi bien sur le plan de l’accomplissement du hadj que sur le plan de la santé, de l’alimentation et de la discipline. Pour lui, le pèlerinage est un rite difficile et épuisant, son accomplissement correct procure au fidèle des lendemains meilleurs. En effet, ce sont des millions de personnes de toutes nationalités et de toutes les races qui seront présents sur les différents lieux saints de l’Islam pendant cette période.

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte a formulé le souhait que les nôtres respectent le pays frère d’accueil l’Arabie Saoudite et profitent pour faire des bénédictions pour le Mali. Car, la situation actuelle de notre pays qui fait face à des crises mérite que chacun de nous apporte sa contribution à son apaisement. Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta, a-t-il rappelé est engagé à fond pour le retour définitif de la paix.

Cette année, l’Arabie Saoudite a octroyé 13323 places aux pèlerins maliens. « Nous apprécions cette marque de confiance et d’amitié à sa juste valeur », indique le ministre. « Nous devons, à travers nos comportements sur les lieux saints de l’islam, montrer que nous méritons cette confiance », a-t-il ajouté.
L’islam est un facteur d’union. La diversité des races, des nationalités et même des tendances en son sein le prouve, si besoin en était. C’est pourquoi, le ministre appelle tous les musulmans du Mali à l’unité, à la cohésion. Il a profité de l’occasion pour saluer les acteurs de la filière du hadj qui selon lui ont fait preuve de responsabilité dans la parfaite organisation des pèlerinages qui leur sont confiés cette année. La communication et le dialogue qui a prévalu cette année dans la collaboration avec ces derniers devraient se poursuivre.

Le premier avion de la filière gouvernemental quittera dès le 6 août prochain, assure Hamza Maïga, le directeur de la Maison du Hadj. Une filière qui a déjà fait le plein des places. Il estime que l’organisation de cette campagne 2017 s’est passée dans de meilleures conditions. Ce qui est dû en grande partie au fait que le gouvernement a décidé d’ouvrir dès le mois de mars la campagne, soit 6 mois avant le départ des premiers avions. Quant à la formation des pèlerins, elle a été plus intense cette année avec un rythme soutenu à Bamako. La Maison du Hadj a également décidé de décentraliser les ateliers en les installant dans trois capitales régionales qui sont Kayes, Sikasso et Ségou. A préciser que toutes les formations sont dispensées sans distinction de filières. Les encadreurs sont à la fois de l’Etat et de la filière privée.

Youssouf DOUMBIA

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Source : aBamako

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