Primature : Abdoulaye Idrissa Maiga fête ses 100 jours en communion avec la presse au Campement ‘’Kangaba’’

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La démarche authentique, l’esprit purement africain et épousant l’environnement, tous les ingrédients étaient donc réunis pour dire non à la barbarie et l’ignorance avec la manière. En choisissant le Campement Kangaba pour partager un pot d’amitié avec la presse en l’honneur de ses 100 premiers jours à la tête du gouvernement, Abdoulaye Idrissa MaÏga, ne pouvait trouver meilleure expression de soutien à ce havre de la paix. Le Campement Kangaba est certes un établissement hôtelier haut de gamme, mais il symbolise à la fois l’amitié, l’amour et le refus à la barbarie d’une autre époque. Bref, il exprime l’attachement d’un homme et d’une femme à une cause et à un principe et la volonté de résilience de ce couple écolo tout court. Car il faut aimer l’environnement pour s’installer à cet endroit pour recréer la nature et lui donner un sens.

C’est donc dans une ambiance très décontractée que le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, accompagné pour la circonstance des membres de son cabinet et trois ministres de son gouvernement : Nina WaletIntallouhen charge de l’Artisanat et du Tourisme, Abdel Karim Konaté en charge du Commerce et porte-parole du gouvernement et Mamadou Ismaël Konaté, ministre de la Justice et des Garde de Sceaux, a reçu ses hôtes sous des hangars bâtis dans la pire tradition africaine et malienne du Campement Kangaba. Un endroit idyllique très calme propice à la contemplation, perdu quelque part au milieu des feuillages des arbustes sous le pied de la Colline de Banguinéda, sur ses versants de Yirimadjo. Officiellement, le geste vise à remonter le moral des 130 employés maliens et étrangers de l’établissement et leur direction générale, qui ont fait l’objet d’une attaque sauvage des obscurantistes le 18 juin dernier. On se rappelle que l’attaque avait 5 morts et des dégâts considérables, avoisinant une trentaine de millions FCFA.

Ce geste d’encouragement et de soutien donne ainsi du tonus à une détermination déjà intacte et très coriace du personnel de l’établissement et leur employeur. Si l’on se réfère au dossier de presse distribué ce jour-là. « Malgré les dommages considérables que le campement a subis et les pressions de toutes parts leur suggérant de quitter le Mali à cause de l’insécurité, Mariane et Hervé ont refusé de baisser les bras. Plus que jamais, ils ont exprimé leur volonté à poursuivre leurs activités : hôtellerie, ateliers de menuiserie métallique et sur bois, couture et sérigraphie dont les produits sont exposés dans un show-room au sein du campement ainsi qu’à l’atelier Niarela rue 420 ».

Zoom sur le promoteur de l’établissement Hervé Depardieu et sa compagne Mariane Montaut

Mariane Montaut est créatrice textile. Elle est arrivée à Bamako en 1998 pour y fonder l’atelier Niaréla rue 420. Quant à son compagnon, Hervé Depardieu, lui il est un fabriquant d’instruments de musique traditionnelle mandingue et s’est fortement attaché au Mali depuis plus de 25 ans. Les deux ont donc en partage une passion obsessionnelle pour le Mali qui est devenu leur patrie d’adoption. Au forceps et sur fonds propres, ils ont créé le Campement Kangaba il y a plus d’une décennie. C’est un parc verdoyant de loisirs, bâti sur une vingtaine d’hectares, situé à la sortie Est de Bamako à environ une quinzaine de kilomètres du Centre-ville de la capitale sur la route de Ségou.

Mariane et Hervé sont des écolos dans l’âme et militent activement pour la protection de l’environnement. C’est fort de cette conviction qu’ils ont réussi à transformer ce site complètement dégarni au départ en un lieu remarquable de détente où la convivialité a un sens.

Avant les évènements tragiques du 18 juin dernier, le Campement servait de cadre pour les Entreprises, les Organisations, les Associations et les Institutions publiques maliennes pour tenir des séminaires autres sessions et manifestations culturelles, sociales et intellectuelles. Il servait aussi de lieu de détente pour les familles et pour tout particulier qui aspire à vivre des bons moments de tranquillité et de repos ou se ressourcer.

L’établissement et son atelier emploient 130 personnes et font travailler aussi de nombreux sous-traitants dont les activités sont basées essentiellement sur la transformation des matières premières locales. Toutes choses qui constituent des sources de revenus appréciables pour les populations locales. Vivement donc une reprise effective des activités au sein de cet établissement dont les promoteurs ont décidé de rester pour dire non à la barbarie et à l’obscurantisme !

M. A. Diakité

Source : aBamako

aBamako

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