Face aux attaques ciblées : La Plateforme ‘’Non’’ dénonce la violence

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Au cours d’une conférence de presse aminée par les leaders du Mouvement ‘’ Non an te a bana, touche pas à ma constitution’’, la Plateforme ‘’non’’ se dit très inquiète de la tension sociale et la gouvernance du pays. C’était ce mercredi 26 juillet à la Maison de la presse.
Suite à la tentative d’assassinat le mardi dernier d’un de ses membres, Mamadou Kanté connu sous le nom Marechal Madou, chroniqueur sur les réseaux sociaux et animateur de l’émission « Madou Ka Journal », la plateforme réaffirme son soutien au membre du collectif et exprime toute sa solidarité envers lui tout en exigeant toute la lumière sur cette sombre affaire qui vient à nouveau de tenir l’image du Mali et mettre en cause la liberté d’expression.

Face aux hommes de média, la Plateforme ‘’Non’’ à exprimé toute son inquiétude suite aux différentes exactions et menaces que subissent les membres de la Plateforme ‘’Non’’ depuis le début des contestations contre le projet de révision constitutionnelle.
Créée le 11 juin dernier par des associations, des syndicats, des partis politiques, des artistes, des universitaires, des juristes et des personnalités politiques, la Plateforme ‘’Non’’, a, en l’espace d’un mois, organisé plusieurs marches, meetings et conférences au Mali et à l’extérieur du pays.
Selon Amadou Thiam, président de la Plateforme, le pouvoir continue d’être sourd, malgré l’opposition croissante des Maliens de tout bord au projet de révision constitutionnelle « malgré les mouvements de la grande opposition des Maliens à leur projet révision constitutionnelle, le pourvoir reste sourd aux inquiétudes de la population » martèle t-il
Amadou Thiam a ensuite notifié que : « le président de la République, lors de la conférence de presse de clôture du sommet du G5, a déclaré qu’il ne retirerait pas son projet de révision constitutionnelle et a invectivé les opposants à la révision qui ont été qualifiés ‘’d’apatrides’’ et ‘’d’ennemis de la paix’’ ». Ainsi, la Plateforme dit avoir regretté que 24 jours après ces propos dont elle (Plateforme) juge graves, le Chef de l’Etat n’a non seulement pas retiré le projet, mais aussi, il n’a eu aucun mot pour apaiser ou rassembler le peuple pour éviter la division.
La Plateforme a rappelé qu’une bonne partie du territoire malien échappe au contrôle de l’Etat notamment dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Taoudéni, Gao Kidal et Ménaka et plus de 130 sous-préfets sur 140 ne sont pas à leurs postes dans ces régions. A cela, la Plateforme ajoute que plus de 500 écoles étaient fermées pendant l’année scolaire écoulée dans les 7 régions mentionnées ci-dessus.
A.K

Source : aBamako

aBamako

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