Processus de révision constitutionnelle : Le soutien du RDS reste intact au président IBK !

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Sous le thème : ‘’la vision du RDS face aux enjeux du refendum’’, le président du parti pour le Rassemblement et la Solidarité (RDS), Pr Younous Hameye Dicko en compagnie d’une forte délégation des militants du parti a animé une conférence de presse dans la matinée du samedi 05 août 2017 dans la salle de conférence de la Maison des ainés.

L’objectif de cette conférence de presse, pour le RDS était de faire comprendre aux hommes de média de la nécessité de la révision constitutionnelle et son encouragement au président de la République à la tenue du référendum.

Dans son intervention Pr Younouss Dicko dira que la révision constitutionnelle permettra à coup sûr d’honorer les engagements du Mali vis-vis de son peuple et de la communauté internationale en ce qui concerne la paix, la sécurité et le développement.

Selon lui, c’est aussi un moyen pour le Mali de faire face à la question de terrorisme international et du narcotrafic qui ne laisse aucun pays indifférent. A ses dires certains articles de ce projet de la loi fondamentale montrent la volonté manifeste du président de la République et de son gouvernement à faire entendre la voix du peuple dans la gestion du pays.

S’agissant des avantages de la révision constitutionnelle, il dira que cette Constitution révisée permettra aux Maliens d’avoir entre autres un Senat, une démocratie décentralisée, l’apparition de la Cour des comptes pour la première fois au Mali, parmi les institutions de la République du Mali à l’instar des pays de la sous-région. En plus, qu’elle permettra également de mettre fin au nomadisme politique.

« Nous saluons la sagesse du Président IBK qui ne cesse de donner à son peuple la leçon de démocratie grâce à son sens d’écoute, de patience, du respect de la majorité et de l’opposition sans oublier la société civile » a-t-il déclaré. Avant d’inviter le peuple malien d’apporter son soutien au referendum pour une sortie de crise et la sauvegarde de la souveraineté nationale.

Par Moïse Keïta

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Processus de la révision constitutionnelle au Mali

La CAD-Mali invite le gouvernement à sursoir au projet

La Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali) a organisé un meeting, le mercredi 2 août 2017, au Musée National de Bamako. Avec pour objectif de partager avec l’opinion publique nationale et internationale sa perception sur le projet de loi n° 2017-031-AN-RM du 02juin 2017 portant révision de la Constitution du 25 février 1992 qui continue d’alimenter les débats.

Ce grand meeting de la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali), a enregistré la participation des délégations des antennes de l’intérieur du pays, et des personnes ressources que CAD-Mali a eu à consulter dans le cadre de ses travaux relatifs au projet portant révision de la Constitution du 25 février 1992. La cérémonie était présidée par le Président National du CAD- Mali, Issa Kamissoko, qui avait à ses côtés le directeur exécutif de CAD-Mali, Souleymane Dembélé et la secrétaire générale Ba Diallo Sacko.

Dans ses propos introductifs, le président de CAD-Mali, Issa Kamissoko, a rappelé que leur Coalition est un mouvement social composé de cent trois organisations membres et alliées avec pour but de faire des propositions alternatives au pouvoir public. C’est dans cet ordre d’idées que ce meeting fut initié pour partager avec l’opinion nationale et internationale sa perception sur le projet de loi n° 2017-031-AN-RM du 02juin 2017, portant révision de la constitution du 25 février 1992 qui continue d’alimenter les polémiques entre les Maliens.

Pour la CAD-Mali, en lieu et place de la paix et la cohésion sociale auxquelles le peuple malien aspirait, force est de constater que le projet de loi portant révision de la Constitution en République du Mali, a mis en exergue une certaine tension sociale. Qui s’explique selon M. Kamissoko par entre autres: le déficit de communication de l’Etat sur le projet de révision constitutionnelle, l’incohérence dans les approches stratégiques sur les questions d’intérêt national, la division tout azimut des composantes de la population malienne, le rejet mutuel des acteurs de la classe politique (majorité et opposition), l’instrumentalisation de certaines couches sensibles à la prise de position, l’influence de la communauté internationale notamment la France sur la question de révision constitutionnelle, le non-respect des engagements pris par les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Pour pallier à ces problèmes, la CAD-Mali, a recommandé à l’Etat : d’instaurer la cohésion sociale, l’unité et la paix entre les différentes composantes de la Nation, de renforcer les cadres d’échanges et de sensibilisation sur le projet portant révision de la Constitution, d’accorder plus de temps à l’écoute et à la concertation des différents acteurs de la société malienne.

Elle a en plus de ces recommandations demandé à l’Etat malien de : prendre toutes les initiatives pour créer les conditions nécessaires à la restauration de l’autorité de l’Etat, d’accélérer la mise en œuvre de l’accord, le retour des populations déplacées et refugiées, le cantonnement, le désarmement et l’intégration des ex-combattants. Selon les responsables de la CAD-Mali, le gouvernement doit rappeler à la communauté internationale que la révision constitutionnelle est une question de souveraineté nationale, et qu’il doit sursoir au projet de la révision constitutionnelle au profit de la cohésion sociale.

Quant aux formations politiques, CAD-Mali, demande aux leaders politiques de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

Par Jean Joseph Konaté

Source : aBamako

aBamako

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