Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE): Examen à mi-parcours des activités avec un taux de réalisation de près de 59%

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Après six mois d’activités de mise en œuvre du programme de travail et de budget annuel 2017, les administrateurs du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) étaient réunis le mercredi 9 août 2017 au CFD en faveur de la sixième session ordinaire du Comité d’orientation et de pilotage dudit projet.

Présidée par Mme Sidibé Zamilatou Cissé, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, cette rencontre avait à son ordre du jour l’examen de l’état d’exécution des recommandations de la cinquième session ordinaire et de la première session extraordinaire. Les administrateurs ont aussi passé en revue les réalisations du 1er semestre 2017 et approuvé le projet de programme de travail et de budget révisé 2017. Il ressort des travaux de cette sixième session que les activités prévues ont été réalisées à près de 59%.

La rencontre s’est ouverte en présence de M. Oumarou Camara, coordinateur du PRRE et des autres administrateurs du projet. A l’ouverture des travaux, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, secrétaire général du ministère de l’Economie et des fiances rappellera que le PRRE reste pour le gouvernement l’un des instruments les plus importants de sa politique de développement des zones nord du pays touchées par la crise. A cet effet, dira-t-elle, « les importantes réalisations effectuées par ce projet et celles non moins importantes prévues pour 2017 et 2018 visent à contribuer, entre autres, à accroitre l’accessibilité des populations du nord du Mali aux services sociaux de base. Il s’agit également d’améliorer la gouvernance locale et d’impulser le développement de l’économie locale.

Pour M. Oumarou Camara, coordinateur du projet, les activités ont été réalisées à un niveau satisfaisant, avec un taux de près de 59%, même si ce chiffre reste en deçà de leur attente. «Avec les ajustements proposés, nous pensons améliorer significativement le taux de réalisation qu’il faut aussi aligner par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut dans les localités du nord du pays affectées par la crise qui sont également les zones d’intervention du projet» a indiqué M. Camara.

Comme difficultés, le coordinateur du projet souligne principalement la situation sécuritaire qui impacte négativement sur l’exécution des activités. Parlant des perspectives du projet, M. Camara mentionnera, entre autres, la réalisation d’écoles, de centres de santé, de points d’eau et la réhabilitation du marché de pêche détruit lors de l’Opération Serval.
Il importe de retenir que malgré les réelles contraintes sécuritaires, le projet a préparé et mis en œuvre un ambitieux plan d’investissement.

Il s’agit de réhabiliter les infrastructures locales dégradées du fait de la crise, de réaliser des investissements socio collectifs de base au bénéfice des populations de différentes communes du nord du Mali, ainsi que des investissements productifs au profit des organisations communautaires de base et socioprofessionnelles. Le projet entend assurer la restauration immédiate des actifs de production des ménages vulnérables pour leur insertion rapide dans le circuit économique locale et accompagner toutes ces actions par un programme de renforcement des capacités en gouvernance locale des acteurs impliqués.

Il faut noter que cette session se tient à moins de dix-huit mois de la clôture officielle du projet. Elle aura été l’occasion pour les administrateurs du projet de faire un diagnostic des résultats enregistrés à mi-parcours de l’année 2017, en vue de mieux orienter les actions vers l’atteinte des objectifs de développement.

Notons enfin que, financé grâce à un don de l’Association internationale de développement (IDA) de 50 milliards F CFA sur cinq ans, le PRRE vise à mettre en œuvre un mécanisme de soutien à la reconstruction et au redressement économique du nord du pays et des communautés touchées par la crise au sud. Il s’agit, de façon spécifique, de réhabiliter les infrastructures de base et de rétablir les activités productives des communautés touchées par la crise que notre pays a traversée. Ce qui va contribuer à renforcer leurs capacités de résilience.

Dieudonné Tembely

Source : aBamako

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