Conférences régionales de la CODEM : L’étape de Bamako

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Depuis les dernières élections communales, le parti compte 103 conseillers dans le district contre neuf précédemment. De quoi faire la fierté de son président

Après sa tournée à l’intérieur du pays, la Convergence pour le développement du Mali a tenu la conférence régionale du District le samedi 21 aout au cinéma Babemba sous la présidence de son président, Housseini Amion Guindo dit « Poulo ». C’était en présence des représentants des partis amis, des responsables et militants des six (6) sections du District.

Cette étape de Bamako se tient sous de bons auspices pour le parti. En effet, à en croire, les responsables qui viennent de clore leur série de tournées à l’intérieur du pays, le parti se porte bien et que si les communales partielles et celles des cercles se tenaient, le parti va devenir la 2e ou la 3e force politique du pays.

Dans son intervention, le président du parti a indiqué que la série de conférences qui a conduit le parti dans toutes les régions à part Gao, Ménaka et Kidal a permis d’abord de faire l’état des lieux du parti sur le terrain et ensuite avec les militants et responsables du parti au niveau local dans la perspectives des élections avenir, notamment les élections des conseils de cercle et les communales partielles. « Nous préparons les militants et les responsables à cela pour que nous partons plus loin et devenir la deuxième ou la troisième force politiques à partir de ces élections », a souligné Housseini Amion Guindo. Pour lui, l’objectif est d’être progressivement la première force politique du pays. Le président de la CODEM est fier de faire le bilan de son parti dans le district de Bamako. Depuis les dernières élections communales, le parti compte 103 conseillers dans le district contre neuf (9) précédemment. Il a annoncé avec fierté que la CODEM a cueilli 150 conseillers le mois dernier seulement à la faveur des conférences régionales à l’intérieur du pays. « La CODEM est aujourd’hui le parti qui enregistre la plus grande adhésion et ce, grâce sa propre capacité à pouvoir compter sur ses propres forces », a affirmé le président du parti.

Actualité oblige, il s’agissait également pour le parti de se pencher un peu sur l’état de la nation et sur l’actualité brulante qu’est la révision constitutionnelle. Le président du parti a indiqué que sa délégation a fait le tour de l’actualité du pays avec les militants et responsables du parti et ont apporté partout où ils ont passé, les positions du parti sur les grandes questions de l’heure, notamment la révision constitutionnelle. « Nous avons eu à parler surtout de la stabilité du pays par ce que sans stabilité rien ne sera possible. Aujourd’hui, le danger que nous craignons et qui plane sur notre pays, c’est effectivement cette déstabilisation. Nous sommes déstabilisés au nord et la crainte légitime des jeunes et des femmes surtout, c’est de ne voir le sud aussi s’embraser », a déclaré Housseini Amion Guindo avant d’affirmer que la CODEM soutient la stabilité, la démocratie malienne, les Institutions de la République issues de cette démocratie. Selon lui, au-delà des questions des personnes, de la personne d’IBK qui incarne la première Institution, le parti soutient toutes les Institutions. C’est à ce prix seulement, indique-t-il, que dans les mois et années à venir, on peut faire des votes responsables et des alternances apaisées. « Dans un pays civilisé, nous pensons qu’il faut se retrouver autour de l’essentiel, aller à l’essentiel et éviter le clivage», a-t-il poursuivi.

Sur la révision constitutionnelle, la CODEM appelle à la retenue. A ce stade, selon « Poulo », la CODEM n’est ni pour le oui ni pour le non. « Aujourd’hui, il ne s’agit pas de faire l’apologie d’un oui quelconque ou d’un non quelconque, mais la CODEM veut un Mali apaisé, la CODEM veut qu’un maximum de consensus soit trouvé autour de toutes les questions du pays. Il est important aujourd’hui de savoir se tenir puisque nous avons un pays fragile. Ce qui se passe aujourd’hui à Bamako, c’est même de l’égocentrisme, car dans certaines parties du pays les enfants n’ont même pas le droit d’aller à l’école. C’est pourquoi nous ne soutenons aucun clan, mais la stabilité », a conclu le président du parti.

Daniel KOURIBA

Source : aBamako

aBamako

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