SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA surAFRICABLE: «IBK n’a pas usurpé le pouvoir, il a été démocratiquement et confortablement élu par les Maliens»

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L’invité de l’émission ‘’Politik’’ sur Africable, le dimanche 13 août dernier, Soumeylou Boubèye Maïga, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, n’a pas mâché ses mots face aux détracteurs du pouvoir d’IBK. Et, il déclare : «IBK n’a pas usurpé le pouvoir, il a été démocratiquement et confortablement élu par les Maliens».

Les thèmes abordés lors de ce débat «Politik» sur la chaine privée Africable Télévision sont, entre autres, le projet de loi portant révision de la Constitution, le fameux ultimatum de la plateforme ‘’An Tè, A Bana’’ à IBK, aussi bien la main tendue de la CMA pour le retour de l’Administration à Kidal.

Le Président du parti Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques (ASMA- CFP), non moins Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Soumeylou Boubèye Maïga, toujours dans son naturel calme olympien et avec sérénité habituelle, a répondu à toutes les questions du journaliste, Sékou Tangara.

Au prime abord, concernant l’ultimatum, SBM a précisé d’avoir été au courant d’un texte sous forme d’ultimatum en circulation, mais qui n’est pas signé. Pour lui, aucun élément ne peut authentifier l’originalité d’un tel document et le juger comme un ultimatum.

En réponse à un tel comportement de certains citoyens, SBM dira que les auteurs doivent savoir que le Président IBK n’a pas usurpé le pouvoir, il a été démocratiquement et confortablement élu par les Maliens. Et il a un mandat qui est en cours jusqu’en 2018.

Une décision au nom de la nation

Face à la contestation de la plateforme «An tè, A Bana», sur la révision constitutionnelle, il faut rappeler que le Président de la République a initié une série de concertations des forces vives de la nation afin de prendre souverainement une décision finale au nom de la nation.

Sur ce point précis, SBM ajoutera que « le Président de la République se fait l’obligation d’entendre toutes les sensibilités du pays avant de prendre une décision finale parce que son objectif est d’obtenir le consensus le plus confortable sur le principe et le contenu de la révision».

En connaissance de cause, SBM estime que le Mali ne fera pas l’économie d’une révision constitutionnelle. A ses dires, tous les Présidents, démocratiquement élus, depuis 1992, ont ressenti, sur la base de prises de positions exprimées à la fois par les leaders politiques et les citoyens eux-mêmes, la nécessité de procéder à une révision de la constitution de 1992.

«Nous devons nous mettre en conformité avec le camp de la convergence institutionnelle ouest-africaine au sein de l’Union Monétaire ouest africaine ; notamment, dans la création d’une Cour des comptes. Nous avons des engagements pris par l’Etat malien dans le cadre de l’Accord de paix et de réconciliation nationale qui doivent être partiellement ou totalement prises en charge dans le texte de la Constitution», a-t-il soutenu », a-t-il soutenu.

Garantir la sécurité de l’ensemble des citoyens

Pour ce qui concerne la sécurité du pays, l’invité de notre confrère Sékou Tangara dira que l’une des tâches fondamentales du Président de la République est de garantir la sécurité de l’ensemble des citoyens. Et il ajoute/ que l’Etat est en capacité d’assurer de manière proportionnelle, la sécurité pour tous les citoyens maliens pour qu’ils vaquent normalement à leurs activités et à leurs prises de position dans le respect des règlements du pays.

S’agissant de la position favorable de la Coordination des mouvements de l’Azawad pour le retour de l’Administration à Kidal, Soumeylou Boubèye Maïga laissera entendre que le Gouvernement est en discussion avec les groupes armés et les partenaires de l’Etat pour la mise en œuvre effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale pour que cela soit dans le plus bref délai.

Ousmane MORBA

Source : aBamako

aBamako

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