Le président Kéita estime que le processus de paix est sur la bonne voie

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"Le train de la paix avance avec assurance...", a affirmé lundi le président Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, qui a estimé que le processus de paix est sur la bonne voie malgré des atermoiements. Le chef de l’état a fait ces appréciations dans une interview accordée à la télévision et à la radio nationales maliennes (ORTM) à l’occasion du 4e anniversaire de son investiture comme président de la République. Interrogé sur d’éventuelles discussions avec djihadistes Iyad Ag Ghali (nord) et Amadou Kouffa (centre), comme recommandé par la Conférence d’entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 2 avril 2017, le chef de l’Etat a fait remarquer ces deux Maliens "se sont eux-mêmes exclus du dialogue en choisissant la voie du terrorisme et les actions criminelles de toutes sortes dont ils répondront un jour". "Pour le Mali en paix, il faut discuter avec tout ceux qui respectent les trois éléments indissociables comme l’intégrité de notre territoire, la forme républicaine de l’Etat et la laïcité", a-t-il précisé. A propos de la paix et la réconciliation, la sécurisation des personnes et de leurs biens, la stabilité du pays, le président Kéita a jugé que quatre ans après son investiture, "les motifs de satisfaction ne manquent pas". "Aujourd’hui, il n’y a pas de guerre ou de confrontations entre les forces armées maliennes et les groupes armés. Il y a une insécurité qui a malheureusement migré au centre du pays... C’est une insuffisance de la gouvernance à laquelle nous tentons de remédier en évitant les radicalisations". Par rapport à sa récente décision de surseoir au projet de révision constitutionnelle suite à de vives contestations, Ibrahim Boubacar Kéita affirmé que "le projet n’est pas abandonné". "Il faut se donner le temps de réunir le consensus le plus large possible autour de la révision constitutionnelle...Dans tous les cas nous ne pourrons pas en faire l’économie", a-t-il soutenu. A une question sur son éventuelle candidature pour un second mandat à la tête de l’Etat en 2018, il s’est contenté de répondre : "L’homme propose, Dieu dispose". Source : Africatime Africatime

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