Plateforme ”Oui An Sonna” : Désormais ‘’Mouvement Patriotique Arc-en-ciel’’ pour soutenir le développement

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Les ex-membres de la Plateforme ”Oui An Sonna” étaient face à la presse, le samedi 09 Septembre 2017, au Grand Hôtel pour animer une conférence de presse. L’objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale que leur Plateforme ”Oui an Sonna” est devenue le Mouvement patriotique Arc-en-ciel et d’expliquer ses objectifs. Elle a été animée par le président du Mouvement, Ismaïl Diallo, accompagné du porte-parole, Ibrahim N’Diaye et de quelques membres. C’était également en présence d’une centaine de membres militants et sympathisants. Créée pour défendre le projet de la révision constitutionnelle du président Ibrahim Boubacar Keita, la Plateforme ”Oui An Son Na” vient d’être rebaptisée à un grand Mouvement dénommé ”Mouvement Patriotique Arc-en-ciel Mali”. Ce Mouvement s’est assigné comme mission de soutenir le Mali dans ses engagements internationaux, continentaux ; soutenir le gouvernement dans la bonne gouvernance; former et informer la jeunesse malienne sur les valeurs de la République, la démocratie ; lutter contre la corruption, le népotisme, le clientélisme, l’incivisme, la pauvreté et enfin sensibiliser les Maliens sur la citoyenneté, le patriotisme. Le président du Mouvement patriotique Arc-en-ciel, Ismaïl Diallo a souligné dans sa déclaration que ce mouvement traduit la symbolique de l’Arc-en-ciel qui réunit les couleurs vives de la nation qui doit demeurer une et indivisible avec un cœur qui bat au même rythme pour le Maliba. Pour lui, c’est un Mouvement de tous sans exception, et qui sera au service du peuple. Il a renchéri qu’il se donne la mission d’aller à la rencontre de tous les maliens et maliennes, des identités nouvelles pour débattre et défendre tout ce qui unit le peuple, gage du développement au Mali. «Si pour le Mali aucun sacrifice n’est trop, le Mouvement se veut un mouvement rassembleur, il sera la bouche de ceux qui n’ont point de bouche», a-t-il asséné. Et d’ajouter qu’une force citoyenne, le Mouvement appelle les Maliens et Maliennes à la raison, à l’unité nationale, au travail, au don de soi pour le Mali. Il reconnait que le pays a trop souffert ; maintenant, la traine est terminée, c’est temps de l’unité, la solidarité et la cohésion pour fédérer les actions constructives et salvatrices pour le Mali, pour qu’il retrouve sa place dans le concert des Nations. Il a ainsi rassuré le soutien du mouvement sans faille au président IBK et son Gouvernement. Les questions des journalistes se sont articulées sur le sentiment des membres de l’ex plateforme concernant le sursis du président IBK sur le projet de la révision constitutionnelle; les moyens des acteurs du mouvement pour leurs actions et leur vision d’avenir. A la réponse M. Guindo a fait savoir que le sursis du président IBK n’est pas synonyme d’une défaite ou une victoire pour le camp du non. Pour lui, au contraire, le verbe ”Sursoir” ne veut pas dire abandonner définitivement. Il a dit qu’il faut que les gens comprennent le jeu de mots qui se trouve dans les propos du président et que pour leur part, la tenue de cette révision est une bonne cause pour notre pays. Pour le porte-parole du Mouvement, Ibrahim N’Diaye, il a axé son intervention sur les moyens de financement de leur mouvement. A ses dires, personne ne leur a donné de l’argent pour qu’ils puissent mener ce mouvement, qu’ils le font pour l’amour de ce pays et en jouant leur rôle de patriote. Il a ainsi indiqué que leur mouvement n’est pas un mouvement spontané car avant qu’ils créent la Plateforme pour soutenir le projet de la révision constitutionnelle qu’ils trouvaient bénéfique pour notre pays, ils étaient des citoyens patriotiques qui se soucient de l’avenir de ce pays. Il a révélé que dans les jours à venir, une grande cérémonie sera organisée pour lancer les activités de ce nouveau Mouvement. Rappelons que la Plateforme ”Oui An Son Na” avait vu le jour pour soutenir la tenue du référendum envisagé par le président IBK pour modifier la Constitution du 25 février 1992. Cette question du référendum avait divisé les maliens et le président IBK a déclaré le vendredi 18 août passé d’avoir pris une décision de sursoir à ce projet de révision constitutionnelle. Seydou Karamoko KONE Source : aBamako aBamako