Démission d’Alain Giresse: Le mal est fait !

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L’information est tombée en milieu de semaine dernière : Alain Giresse n’est plus le sélectionneur des aigles du Mali. Selon nos informations, le technicien français (s’il en était d’ailleurs), a rendu, mercredi dernier, sa lettre de démission au président de la Fédération malienne de football. On apprend que les deux parties ont trouvé un règlement à l’amiable. Toujours est-il que, Cette démission, faut-il le rappeler, est intervenu le lendemain du match retour qui a opposé, mardi dernier, les Aigles du Mali aux lions de l’Atlas du Maroc au stade du 26 mars (0-0), match comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2018. 72 heures avant ce match, les Aigles ont été sérieusement corrigés par les lions de l’Atlas à Rabat (0-6). A l’issue de 4ième journée, les Aigles occupent la 4ième et dernière place de leur poule (avec seulement 2 points après 4 matches). Du coup, ils sont quasiment éliminés de la course pour le mondial en 2018. Le mal étant fait, Alain Giresse, s’est finalement résolu à rendre le tablier. La question que l’on se pose maintenant est de savoir : pourquoi avoir donné tout ce temps à un coach qui a montré ses limites depuis son arrivée ? Quelle gâchis! Alain Giresse a même trop duré à la tête des Aigles. Il aurait dû être viré depuis, notamment après CAN 2015 qui s’est joué au Gabon. Mais bon ! Si telle était le souhait du président de la femafoot qui, on se souvient, après la piètre prestation des Aigles à la CAN, avait signifié à Alain Giresse qu’il ne pouvait pas assurer sa sécurité si jamais il rentrait à Bamako. On a vu là en ce geste de Baba Diarra, une volonté manifeste de se débarrasser du technicien français. Malheureusement, il n’a pas été suivi par le ministère des sports qui aurait laissé entendre qu’il ne pouvait pas supporter l’indemnité de licenciement (qui atteindrait les 200 millions de francs CFA à l’époque), si jamais la fédération décidait de le virer. Argumentaire trop léger, à notre avis. Poulo doit savoir que quand on se fixe des ambitions, il faut mettre les moyens nécessaires à la hauteur de ces ambitions. D’ailleurs, certains observateurs estiment que le ministre Poulo était de mauvaise foi, En affirmant que le département des sports n’a pas d’argent pour prendre en charge le licenciement de Giresse, c’était une manière pour lui - après la CAN ratée des Aigles- de mettre la pression sur le président de la femafoot – n’étant pas en odeur de sainteté avec ce dernier, expliquent-ils . Vrai ou faux ! Dans tous les cas, c’est le Mali qui perd. Il faut maintenant passer à autre chose. Alain Giresse étant parti, on ose espérer du côté de la femafoot, que l’on songera à un nettoyage pur et simple de l’encadrement technique. A commencer par l’entraîneur adjoint, Pathé Diallo. Il est à se demander même à quoi sa présence aura servi jusque-là, si ce n’est pour la figuration. Un entraîneur adjoint dont on ne voit que le ‘’gros ventre’’ sur le banc de touche, incapable d’éclairer son mentor dans ses choix. Vivement donc un nouveau sélectionneur à la tête des Aigles, surtout avec des objectifs précis, si l’on veut éviter le scénario à la Giresse. A bon entendeur… A.N’djim Source : aBamako aBamako