Commission tripartite Mali-Niger-HCR : L’Engagement reste intac pour un rapatriement volontaire des refugiés

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A la date du 31 juillet 2017, le ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire a enregistré le retour volontaire et spontané d’environ 60 185 personnes rapatriées, dont 16 701 du Niger , 20 837 du Burkina Faso, 14 855 de la Mauritanie et 7428 d’autres pays et le retour effectif de 498 170 personnes déplacées internes La 9è réunion de la commission tripartite Mali-Niger-HCR se tient depuis hier à l’hôtel Salam. Cette rencontre est une occasion pour passer en revue la situation des réfugiés maliens vivant au Niger et pour réaffirmer les objectifs que les deux pays frères et le HCR se sont fixés. L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Samba Alhamdou Baby. On notait également la présence du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses du Niger, Idder Adamou, la représentante du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Mali (UNHCR), Mme Angele Djohossou et les représentants des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. L’objectif de la présente rencontre est de revoir le plan de travail élaboré lors de la précédente réunion tenue à Niamey les 23 et 24 février 2017, en y apportant les innovations nécessaires pour faciliter davantage le rapatriement volontaire en sécurité et avec dignité des refugiés maliens vivant au Niger. La présidente de l’UNHCR a souligné que la tenue des réunions de la commission tripartite témoigne de l’engagement des autorités maliennes et nigériennes dans la poursuite de la recherche de solutions durables à la situation des refugiés originaires du Mali qui ont été accueillis par le Niger. « La présence effective des délégations officielles du Mali et du Niger est une belle illustration », a-t-elle salué. En outre, Mme Angele Djohossou dira que le rapatriement volontaire est certainement l’une des solutions les plus appropriées dans les situations de déplacement forcé à travers le monde. « C’est un processus dont la mise en œuvre repose sur plusieurs principes, à savoir notamment la volonté, la sécurité et la dignité qui engagent aussi bien les candidats au rapatriement, les pays d’asile et d’origine, le HCR et les autres organisations humanitaires, de même que divers acteurs pertinents dans les zones d’accueil et de retour », a-t-elle indiqué. Mme Angele Djohossou ajoutera qu’il convient également de relever ici, les efforts pour la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures administratives et sociales ainsi que la réhabilitation en cours de 34 sites pour améliorer les conditions d’accueil des rapatriés dans 20 communes prioritaires au Mali. «Ces interventions sont de nature à favoriser le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire, à offrir des conditions de retour de l’administration sur l’ensemble du territoire et à offrir des conditions propices pour un rapatriement et une réintégration durable des rapatriés et des déplacés internes dans les zones de retour» a-t-elle déclaré. Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses du Niger notera qu’à la date du 31 aout 2017, plus de 57 286 refugiés maliens vivent sur le sol nigérien. Ils sont repartis entre les camps et les zones d’accueil dans un contexte sécuritaire pour le moins préoccupant aux frontières des deux pays où se produisent souvent des attaques sporadiques contre les forces de défense et de sécurité nigériennes. Idder Adamou dira aussi que cette 9è réunion permettra de discuter du retour volontaire des refugiés maliens. Les échanges porteront également sur la question des nouveaux candidats à l’exil qui continuent d’être enregistrés et ceux qui font des aller et retour permanents entre les lieux d’accueil et leurs sites d’origine. Quant au secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, il a affirmé que le retour effectif de l’administration dans les régions du Nord et une grande partie des régions de Ségou et Mopti est au centre des préoccupations des hautes autorités du Mali. C’est pourquoi, a poursuivi Samba Alhamdou Baby, des dispositions pour rendre effective l’opérationnalisation des Autorités intérimaires dans les Régions de Tombouctou, Gao et Kidal, des collèges transitoires des Régions de Taoudénit et de Ménaka ainsi que la nomination des conseillers spéciaux desdites régions. Par ailleurs, Samba Alhamdou Baby a souligné que malgré la situation sécuritaire marquée par des attaques périodiques, les efforts qui se poursuivent sont porteurs de beaucoup d’espoir pour la paix et la sécurité parmi lesquels figurent la tenue à Bamako, le 2 juillet 2017 du sommet du G5 Sahel, l’inauguration le 8 septembre dernier du quartier général de la Force G5 sahel à Mopti par le président de la République Ibrahim Boubacar Keita ainsi que 28 points d’enregistrement à forte concentration de personnes rapatriées ont été renforcés en personnel. «A la date du 31 juillet 2017, nous avons pu enregistrer le retour volontaire et spontané d’environ 60 185 personnes rapatriées, dont 16 701 du Niger, 20 837 du Burkina Faso, 14 855 de la Mauritanie et 7428 d’autres pays et le retour effectif de 498 170 personnes déplacées internes. Et des dispositions sont en cours pour l’aménagement de 14 sites de retour», a indiqué le secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire. Il a saisi l’occasion pour a remercier le gouvernement du Niger pour l’accueil et l’hospitalité réservés à nos compatriotes de 2012 à nos jours et au HCR qui œuvre inlassablement à nos côtés pour le bien-être des refugiés et des demandeurs d’asile avant d’ajouter que le Mali ne ménagera aucun effort pour soutenir et conforter les actions en faveur de la paix et de la sécurité. Mamadou SY Source : aBamako aBamako